La semaine dernière, j’avais une cliente pour sa séance d’entretien mensuelle. C’est une jeune fille qui est venue pour faire une cure d’attaque contre sa cellulite l’été dernier. Nous avons fait 12 séances pendant 6 semaines à raison de 2 par semaine. Cela lui a permis de commencer à aimer son corps car elle avait ses jambes en horreur. Elle ne mettait jamais de jupe ou robe sans leggin et était plus que complexée. J’étais en train de lui faire sa séance pendant qu’elle me racontait ses fêtes de fin d’année. Elle me racontait qu’elle tenait bien ses engagements vis-à-vis des nouvelles habitudes mises en place : faire du sport, manger plus sainement et qu’elle avait décidé pour la nouvelle année d’aller plus loin encore et de ne plus râler. Son compagnon lui faisait remarquer qu’elle n’arrêtait pas de ronchonner pour un oui, pour un non. Et elle de me dire, que c’était vrai, qu’elle avait pris conscience de cet état des choses et qu’elle souhaitait y remédier.

Dans mon for intérieur, je souriais. Que de chemin parcouru, depuis l’été dernier. Je suis toujours épatée par ce qui, au prime abord, ne ressemble qu’à un désir futile, qu’à une lubie esthétique, permet de se reconnecter à un mieux-être total. Je m’explique. Cette jeune fille, comme tant de clientes et clients car j’en ai aussi, sont venus pour faire une cure qui leur permet d’avoir un corps plus mince et plus lisse. Je travaille sur la peau, Vous allez me dire que ce sont juste des désirs pour paraître, pour pouvoir se mettre en maillot de bain à la plage, pour rentrer de nouveau dans son 36 ou 38 ! Mais en fait, il n’en est rien. Je constate depuis 14 ans que le travail effectué sur le corps permet de se connecter à ce qui ne va pas aussi dans notre quotidien, dans notre mental. En travaillant sur les complexes corporels, nous agissons sur l’image de soi, la confiance en soi. Au fur et à mesure que le corps s’améliore, je vois systématiquement une envie de mieux faire au niveau du quotidien sur d’autres domaines de vie.

Quand nous avons des complexes, quand nous n’aimons pas notre corps, il y a toujours un mal-être psychologique car nous ne nous aimons pas totalement. Un manque de confiance en soi s’installe puisque nous n’aimons pas notre image extérieure et ce que nous renvoyons aux autres. Or occulter la dimension corporelle est la meilleure façon de passer à côté de son bien-être. Cette façon de scinder le corps et l’esprit nous vient de Descartes. Avec son « Je pense donc je suis » qui prônait le sujet connaissant face au monde qu’il se représente, il a scindé le corps et l’esprit pour ne garder important que le second. Cette séparation a abouti dans la philosophie des sciences a tout un courant matérialiste où le corps n’est plus qu’une machine avec des rouages qui ne sert qu’à faire ce qui nous plaît et dont l’esprit est totalement maître.

Or avec ce passage à la philosophie moderne, nous en avons complètement oublié la maxime des philosophes antiques, « avoir un esprit sain dans un corps sain ». Le corps est le réceptacle de notre esprit certes. Mais ils fonctionnent de concert, sont en interraction. Et si nous ne prenons pas soin de celui-ci, l’esprit en pâtira tôt ou tard. D’ailleurs avec l’avènement des maladies psycho-somatiques, nous nous sommes bien rendus compte que le corps a beaucoup plus d’interractions avec l’esprit que ce courant voulait bien nous le faire croire.

Voilà pourquoi il est si important de prendre soin de soi, de son corps. Et quand j’écoutais parler ma cliente, qu’elle me disait maintenant qu’elle osait se mettre en maillot de bain, qu’elle envisageait prendre la parole au sein de réunions professionnelles, qu’elle tenait bon dans les habitudes qu’elle a mis en place à la fin de la cure. Je suis bien consciente que c’est parce qu’elle était prête à changer, à vouloir évoluer qu’elle a mis cela en place. Mais je suis toujours heureuse de savoir que mon travail est un déclencheur. Il donne le déclic pour faire les choses, pour se motiver à aller plus loin dans la reconquête de son corps. A la suite du travail que nous avons fait, elle s’est inscrite au sport, elle fait plus attention à ce qu’elle mange. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle ne voulait pas gâcher ce que nous avions obtenu. Et maintenant elle fait les choses car elle s’est rendu compte que c’est bon pour elle.

Etre déclencheur de changements est très valorisant. Voilà pourquoi même si une esthéticienne ne traite que le corps, cela a, des fois, beaucoup plus de conséquences positives sur toute la personne qui vient nous voir. Nous recréeons une connexion plus harmonieuse entre le corps et l’esprit afin que vous puissiez vous sentir mieux dans votre peau !

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