Il y a des moments dans la vie où nous nous sentons engloutis par le rythme trop rapide de notre quotidien, par des évènements qu’on n’arrive pas à digérer ou à gérer. Et nous continuons notre route, notre vie comme si cela n’avait pas d’importance. Pourtant tout se dérègle, peut être pas visiblement, pas consciemment. Mais nous commençons par faire tomber des choses comme si elles nous tombaient des mains. Nous voyons quelques incidents mineurs arriver, comme se tordre les chevilles ou avoir mal au dos ou aux épaules. Pourtant nous nous fermons à tous ces messages que notre corps nous envoie et nous informe. Et nous continuons notre rythme effréné sans prendre le temps de les écouter toujours plus fatigués, toujours plus stressés. Encore et encore.

Puis un jour, à l’intensité de notre épuisement, un accident arrive. Que ce soit  une énorme foulure qui immobilise 6 semaines, manquer d’écraser un cycliste car le manque d’attention est là ou bien s’encastrer dans un camion car cela freine sur le périphérique et que les réflexes sont plus qu’au ralenti…. Pourquoi attendre ces ultimes alternatives que notre corps qui ne peut plus lutter contre la fatigue et l’épuisement pour réagir et enfin se reposer et se poser ?

L’être humain est bien paradoxal. Il y a bien des signes avant coureurs avant ces accidents. Mais nous n’y prêtons pas attention. Pourquoi ? Tout simplement car nous ne prenons pas de temps pour nous arrêter deux minutes dans notre vie. Et si nous prenions le temps d’une pause? Comment faire pour apprendre à s’écouter?

Je nous suggère quelques petits exercices pour enfin reprendre notre souffle surtout quand nous sommes au fond du trou.

La première chose à faire quand tout s’emballe est de s’arrêter pour respirer….

Vous allez me dire « oui, facile à dire…. » Je sais c’est le plus difficile. Pour le faire, je vous suggère d’aller prendre un thé avec un ami ou une amie et de lui demander si vous pouvez lui exposer vos soucis. Le fait de les dire à une tierce personne. Cela va créer un moment où vous allez prendre de la distance avec eux. Votre ami(e) vous donnera peut être des pistes de réflexions pour améliorer les choses ou attirera votre attention sur le fait que vous tirer trop sur la corde pour vous-même.

La deuxième chose à faire est d’alléger son planning.

Oui, oui, c’est une acharnée du travail qui dit cela . Mais oui, quand commencent tous ces petits signes de fatigue, d’oublis, de manques, il est temps d’alléger son planning, ne serait que d’une demi journée. La lessive et le ménage attendront le week-end suivant, le sport aussi (surtout si votre corps est en souffrance). Prendre le temps de lire une heure ou bien de se programmer une petite balade en forêt ou faire un bon repas. Bref prendre du temps pour souffler.

Le troisième chose est de se faire plaisir.

Si nous ne prenons pas le temps de nous faire plaisir, nous nous coupons de tout ce qui est positif dans notre vie. Or quand on est dans nos problèmes, quand on s’oblige et que nous restons dans les contraintes, on finit par éteindre la petite flamme de joie dans notre vie et nous n’écoutons plus ce que notre corps nous murmure. Donc prenez rendez vous pour un massage, ou bien offrez vous une fleur ou un bouquet. Tout ce qui peut vous faire plaisir vous reconnectera à la magie de la vie et vous permettra de reprendre votre souffle.

Ne soyons pas aveugles à ce qui nous arrive et prenons les bonnes décisions avant que de vrais accidents arrivent. La vie est belle et nous informe par notre corps quand cela ne va pas. Ouvrons notre attention, nos oreilles et nos yeux.

Bon week-end de Pâques 

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