L’été est passé. Encore trop vite diront les uns, trop court diront les autres. Voilà la semaine d’avant le début de l’école pour les enfants, semaine où l’on court partout, où l’on se dit morose. Mais morose de quoi ? De ne plus avoir du temps à ne rien faire ? De ne plus être en vacances ? Pourtant cette parenthèse estivale n’est finalement pas notre rythme de vie.

Nous ne nous résumons pas à ces 3 semaines, un mois de farniente qui coupe notre année en deux. Pourquoi alors, la rentrée met-elle si mal à l’aise beaucoup d’entre nous ?

Les vacances à quoi cela sert ?

Tout d’abord cela sert à nous ressourcer. Oui, à nous reposer car tout au long de l’année nous courrons après le temps. Nous avons toujours dix mille choses à faire et nous ne prenons pas le temps de nous reposer. C’est donc la pause que nous ne nous octroyons pas dans l’année. Mais cela sert aussi à prendre du recul, à ne plus avoir la tête dans le guidon, à reprendre son souffle, à regarder nos problèmes, notre vie différemment. Tout le reste de l’année, nous sommes constamment confrontés au quotidien, à mener à bien nos projets. Nous ne prenons pas le temps de nous poser pour réfléchir. Nous faisons. Pendant cette pause, nous avons enfin l’espace pour réfléchir à notre vie et bien souvent les neurosciences le disent, le cerveau a besoin d’analyser pour prendre les bonnes décisions en lien avec nos désirs profonds. Quand nous restons sur le cerveau primitif, nous n’avons que trois choix : la fuite, l’attaque ou l’immobilisme. 

Nous apprenons à écouter notre corps aussi. Bien souvent nous tombons malades aussi car nous relâchons la pression. C’est le moment où il nous dit qu’il a été soumis à trop rude épreuve pendant l’année. Donc ne pas hésiter à s’offrir des massages ou des soins, ou bien des siestes bien méritées. Le corps a besoin aussi de temps de repos pour sa récupération. Nous vivons à cent à l’heure. Pourtant beaucoup de nos maux (mots du corps) seraient évités si nous prenions un peu plus soin de lui. La petite tendinite qui apparaît ou le rhume qui arrive inopinément dès le début des vacances …. Alors que ce serait si bien de pouvoir en profiter pleinement….

Mais toutes les bonnes choses ont une fin dit le proverbe. Pourtant est-ce si catastrophique ? Et ne pourrions-nous pas garder l’énergie retrouvée pendant le reste de l’année pour une fois ?

La déprime du retour de vacances, est-ce inéluctable ?

Déjà posons-nous la question : pourquoi déprimer ? Est-ce parce que les jours commencent à raccourcir ?  Est-ce parce que nous n’aimons pas le rythme de notre vie ? Est-ce parce que nous reprenons des routines quotidiennes ?

Bon, je vous l’accorde, sur la durée de luminosité, nous ne pouvons pas faire grand-chose, ni sur l’espoir de continuer à faire des barbecues dans le jardin. Pourtant chaque cycle de saison a une utilité. Et voir ce que l’automne nous apporte permet de ne pas installer cette humeur morose dans notre esprit. C’est la saison où nous récoltons. Puisque nous avons pris du recul pendant nos vacances, pourquoi ne pas faire un petit bilan de son début d’année afin de mieux la finir ? Réfléchir à ce qui s’est bien passé et ce qui n’a pas été, nous permet de se donner des étalons pour mieux avancer vers l’année suivante. C’est une saison où l’on commence à faire des soupes, à avoir besoin de se réchauffer. Comme nous avons pris le temps de s’occuper de soi pendant les vacances, ne serait-ce pas intéressant de mettre dans son planning des moments réservés à nous. Mais qui ne soient pas négociables ! Nous les bloquons et nous n’y dérogeons pas. Continuer à prendre soin de soi va permettre de ne pas tomber dans cette déprime du temps qui change. 

Si nous n’aimons pas notre rythme de vie, pourquoi ne pas le changer ? Vous allez me dire : ce n’est pas possible. Il y a trop de contraintes, etc. Mais pourquoi est-ce toujours impossible ? Finalement nous n’avons que les limites que nous nous donnons. Etes-vous sûr d’avoir épuisés toutes les possibilités de planning ? Votre rythme de vie ne peut pas être changé, ne serait-ce que de 10% ? Faites le point. Notez sur votre agenda votre semaine type. N’y a-t-il pas des choses à faire que vous pouvez enlever pour pouvoir respirer. Ne me dites pas que vous avez le temps de ne rien faire. En moyenne, les français regardent 4h par jour leur télévision ou leur écran pour se divertir. Même si nous ne sommes pas à ce temps-là, ne pensez-vous pas que nous pouvons réduire ce temps d’une heure pour le consacrer à nous reposer ou à prendre soin de soi ? Réfléchissons, je suis sûre que nous pouvons trouver au moins deux heures dans la semaine pour moins courir et avoir ce sentiment d’oppression.

Et si nous pensions la rentrée comme une nouvelle année ?

Bien souvent nous attendons le premier janvier pour se donner des bonnes résolutions. Pourtant chaque cycle, quand il reprend après une coupure, est une nouveauté en soi. Ce mois de septembre peut être considéré comme une nouvelle année. Comme je l’ai déjà dit dans un précédent article, prendre de bonnes résolutions, c’est surtout se motiver à réaliser des choses qui nous tiennent à cœur. Si nous nous sentons déprimés quand nous rentrons de vacances, c’est parce que nous ne sommes pas assez motivés par les défis de notre vie. Alors réfléchissons à nos objectifs. Que souhaitons-nous vraiment ? Qu’avons-nous envie dans notre vie ? 

Trois choses à faire pour se motiver et garder l’énergie que nous avons emmagasiné pendant l’été : 

1- Ecrire les objectifs qui nous tiennent à cœur de réaliser avant la fin d’année

2- Temporaliser, c’est-à-dire se faire un rétroplanning pour mettre dans notre agenda les petites actions qui nous permettront d’avancer vers ces objectifs et être sûr de ne pas les occulter par le quotidien de notre vie.

3- Fêter ses petites victoires. Prévoir à chaque réalisation d’une action visant l’objectif de le fêter. Réfléchissons aux petits cadeaux que nous pourrions nous offrir si nous arrivons à réaliser nos envies. Un bouquet de fleurs, un cours de roller avec ses enfants, une balade en forêt ? Peu importe que ce soit important ou non. L’idée est de se prévoir des petits plaisirs à s’offrir quand il y aura des actions faites pour la réalisation de nos objectifs.

Regard nouveau

Faire cela permet de se donner du courage et de la motivation. Et se donner des buts va permettre de mieux appréhender la rentrée et de ne pas se dire : encore une année qui recommence. Elle sera aussi oppressante que l’année dernière. Non, ce n’est pas inéluctable. Mais utilisons la prise de recul, le repos que nous avons pris pendant nos vacances pour l’utiliser à bon escient. Prévoir, anticiper, réfléchir à mieux faire les choses dans notre quotidien permet de moins se sentir oppressé et voir la vie du bon côté. Le cerveau aura prévu les choses, donc les aura réfléchies. Et il ne sera pas en mode survie. Soyons bienveillants avec nous-mêmes. Donnons-nous les clefs pour mieux vivre la rentrée

 

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