Comment choisir dans la jungle des appareils !

Une question récurrente qui revient systématiquement est de savoir quel est le meilleur appareil pour la minceur et l’anti-âge. Les esthéticiennes souhaitent toujours avoir l’appareil le plus novateur, le plus perfectionné, le « meilleur » du marché. Mais s’il en existait un qui réponde à tous les problèmes que nous souhaitons régler, son constructeur serait millionnaire ….

Aucun appareil, fut-il le meilleur de sa catégorie, ne peut répondre à toutes nos demandes. Pourquoi ? Tout simplement car tous les centres d’esthétiques sont différents et chacun aborde les demandes de leurs clientes de manière différente. Or pour effectuer des investissements raisonnés et intelligents pour son entreprise, il convient de connaître l’orientation que nous souhaitons avoir pour elle, d’avoir une vision claire de sa stratégie d’entreprise.  Et il y a des questions à se poser avant tout achat de nouvelles techniques dans votre centre.

  • Avez-vous une vision à un an, à trois ans ou même à cinq ans de votre entreprise ? L’intérêt de savoir où l’on va, … c’est de pouvoir y aller. Comme disait Sénèque : « Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va ». Si vous ne savez pas comment vous souhaitez développer votre centre, à quelles demandes vous souhaitez répondre auprès de vos clientes, vous ne saurez pas quel matériel pertinent choisir. Donc la première question à vous poser, c’est de poser la direction. Pour quoi souhaitez-vous être reconnue par vos clientes dans un an, trois ans, cinq ans ? Et même si cela change un peu tous les ans, le fait de définir cette direction, cela vous donnera une ligne directrice (qui vous empêchera de développer tout et n’importe quoi en fonction des commerciaux qui viennent vous démarcher).
  • Quels secteurs esthétiques dois-je développer en fonction de cette ligne directrice ? Maintenant que vous avez vos axes que vous voulez comme axes forts de votre centre, vous pouvez commencer à réfléchir aux prestations que vous allez développer autour de ces thématiques directrices.
  • Quels sont les formations et les fournisseurs qui vont vous permettre d’acquérir le savoir-faire requis pour aller dans cette direction ? Maintenant que vous savez ce que vous voulez, vous pouvez aller chercher ce dont vous avez besoin.

Vous ne savez pas faire ce questionnement seul car vous avez plein d’envies et vous ne savez pas par où commencer ? Et bien, faites-vous coacher ! Un coach, c’est une personne qui vous aide à avancer en vous posant les bonnes questions, qui vous permet de réfléchir à haute voix, qui vous permet de mettre vos idées sur la table et de vous aider à les trier.

Vous avez fait votre travail de questionnement, que ce soit seul ou bien accompagnée … Vous voilà prête à investir … Super.

Maintenant que vous savez que plusieurs fournisseurs ou formations permettraient de développer l’axe que vous souhaitez, vous devez comparer les diverses propositions du marché qui s’offrent à vous. Et là encore, questions !

  • Quel est l’investissement que je souhaite faire ? Important, moins important ? Avec un gros besoin de financement ? Y aura-t-il des mensualités lourdes tous les mois ? Souhaitez-vous un appareil plus accessible financièrement ? Ou souhaitez-vous une solution de location ? Ces questions sont importantes car cela va impacter vos charges tous les mois si la prestation proposée avec l’appareil dans lequel vous investissez ne fonctionne pas. Et oui, il faut se projeter de manière pessimiste pour voir si l’investissement que vous allez faire risque de mettre en péril votre entreprise. Nous sommes bien d’accord que si vous souhaitez investir, vous pensez le rentabiliser. Mais c’est important de penser à l’éventualité la pire. Si dans le pire des cas vous êtes tranquille et que cela ne met pas danger votre centre, vous pourrez sereinement vous concentrer sur le développement.
  • Quel suivi je souhaite avoir avec mon fournisseur ? Suivant l’investissement que vous faites, bien souvent le SAV, les PLV, le suivi ne sera pas le même. Vous ne pouvez pas demander la même qualité de service pour un appareil dans lequel vous aurez investi 1 000€ ou 40 000€. Est-ce que le fournisseur a un SAV ? Est-ce qu’il a de bons avis sur le net ? Je vous invite à regarder ce qui se dit sur lui dans les groupes professionnels. Bon après ne vous arrêtez pas à un avis, car il y aura toujours une personne qui ne sera pas satisfaite. On ne peut pas plaire à tout le monde. Comme je vous le disais au départ, mille offres différentes car toutes les esthéticiennes sont différentes. Mais si le fournisseur a 10 avis négatifs pour un positif, est-ce vraiment celui avec lequel vous souhaitez travailler ?
  • Si l’appareil est peu cher, quant est-il de la formation ? Combien de stagiaires à mes formations ont acheté des appareils sur le net dont le fournisseur leur a dit : « c’est facile, j’ai une vidéo de 4 minutes sur Youtube qui vous expliquera comment faire… ». Non, la technique cela s’apprend. Alors oui, vous saurez mettre en marche votre appareil et faire peut-être les mouvements. Mais saurez-vous définir le temps adéquat pour toutes les zones à traiter ? Saurez-vous choisir le bon programme ? Saurez-vous sur quelle cliente proposer la technique que vous aurez acquise ?

Après bien sûr, tout dépend ce que vous attendez de votre investissement. Souhaitez-vous qu’il vous apporte juste une prestation nouvelle, ou bien qu’il vous permettre d’être encore plus performante, de répondre aux besoins de vos clientes et de devenir une experte dans le domaine que vous souhaitez développer et que l’on parle de vous, comme un acteur incontournable de votre ville ou région sur ce domaine ? Car c’est de cela qu’il s’agit. Quand vous faites un investissement, c’est bien sûr pour développer votre entreprise mais c’est aussi pour asseoir votre professionnalisme, pour vous spécialiser, pour apporter des réponses pointues et performantes à vos clientes.

Faites-le avec exigence, rigueur et en prenant le temps de la réflexion, c’est capital !

Regardez beaucoup plus loin pour être beaucoup plus proche.

Voilà le thème de la Journée de la Beauté par le Cew.

L’idée est de se démarquer et de regarder les macros tendances permet d’avoir une longueur d’avance, tant dans nos instituts, que par les marques ou nos fournisseurs.

Je vous fais un résumé de celles-ci en reprenant les grandes idées qui s’y sont dessinées. Il va falloir se positionner car ce sont les grandes tendances des 10 prochaines années.

Stéphanie Gabriel de Beautystreams a ouvert cette journée. Elle nous a amené le fil conducteur et je m’appuie sur son édito pour vous résumer tout ce qui s’est dit dans cette journée intense.

Pendant 15 minutes, elle va nous décoiffer et nous asséner des chiffres qui font froid dans le dos : 

  • les consommateurs ne seraient pas affectés si 77% des marques disparaissaient.
  • 76% des consommateurs souhaitent que les marques aient un impact notable sur la qualité de vie et le bien-être.
  • 90% des consommateurs attendent du contenu, mais plus de la moitié du contenu est aujourd’hui considéré comme « dépourvu de sens ».
  • En Europe, seulement 32% des marques ont réussi à gagner la confiance des consommateurs, 33% en Amérique du nord, 81% en Asie du Sud est et 79% en Amérique Latine, soit une moyenne de 57%.

Pour elle, la construction de l’engagement se fait autour de 4 piliers :

  • L’expérience : la satisfaction produit en terme de bénéfices fonctionnels et émotionnels, l’expérience d’achat, d’utilisation, etc….
  • Le sens : l’engagement que la marque ou la société a dans notre monde, le consommateur doit voir les bénéfices « individuels » mais aussi collectifs. 
  • La connexion : avoir un ton de voix cohérent, un contenu pertinent et le faire savoir à sa communauté.
  • L’attention : cela passe par l’écoute des consommateurs, un dialogue et même une co-création et aussi l’anticipation des besoins. 

Pour pouvoir anticiper ses besoins, il convient d’étudier les macro-tendances du marché, cad ce qui va se passer dans les 3 à 10 ans. Ces macros-tendances sont des mouvements profonds et durables qui créent la Société et l’Homme de demain. Elles résultent des avancées socio-culturelles, scientifiques, technologiques , biologiques, etc. Et elles auront un impact majeur sur l’industrie de la beauté de demain. 

Ces macros-tendances sont à l’ordre de 5. Elles me permettent de résumer la journée.

1- La première, c’est celle de la nouvelle humanité. La biotechnologie, le clonage, les organismes génétiquement modifiés…. Bientôt nos produits cosmétiques pourront peut-être « hacker » le fonctionnement de nos cellules afin qu’elles se comportent de manière différente ? Apparemment, des recherches sont à dépasser la limite de Hayflick qui avait prouvé qu’une cellule normale était programmée pour se diviser un certain nombre de fois avant de mourir (entre 50 et 70 fois). Nous approchons-nous de l’immortalité ? Cela pose le problème de l’objectif des produits skin care. Qu’apporter à ses clientes si elles ne vieillissent plus, quel est l’axe de développement à apporter dans nos services ? Autant de questions, tant cette vision est vertigineuse. On parle de l’or gris dans les prochaines années. Des études ont montré que 60% de la consommation mondiale sera faite par les plus de 60 ans d’ici quelques années. Alors, toujours à vouloir rajeunir sa clientèle ?

2- La seconde est celle de la transformation. Tout dans notre monde va vite change vite. Tout est mutable, tout se transforme. Il y a des nouveaux langages, des émoticônes. Sommes-nous à la page pour communiquer avec nos clients ? Savons-nous être sur la même longueur d’onde ? Développons-nous les bons services pour notre clientèle fluctuante ? Il est important de sortir de nos entreprises pour aller respirer les tendances qui s’annoncent. Les consommateurs deviennent des consomm’acteurs. Ils ne sont plus des bénis oui-oui. Ils vérifient ce que vous dites, ce que vous leur proposez. Cela demande d’être encore plus pointus, plus professionnels, plus compétents. Et bien formez-vous ! Sortez dans des journées de réflexion données par les revues de la profession, par la chambre de commerce, par la chambre des métiers. Il est important d’aller voir ce qui se fait en dehors de notre institut afin de comprendre l’évolution du marché. Nous ne pouvons plus faire cette économie. 

Cette sur-connexion va aussi de pair avec une impression grandissante de solitude. Jamais autant de personnes ne se sont sentis aussi seules. D’où le besoin d’appartenir à une communauté. Si nous communiquons bien, nous pouvons développer notre communauté qui va fédérer autour de votre institut et de vos marques. Donnez du sens, montrez votre philosophie, votre éthique. En un mot, positionnez-vous !

3- Le Digi-réel. Saviez-vous que les enfants qui sont nés après 2011, sont appelés la génération alpha ? Et des études ont montré qu’ils appréhendent le monde en mélangeant le réel et le virtuel. Pour eux, l’intelligence artificielle fait partie de leur vraie vie. Alexa sait chuchoter, cela en dit long. D’ailleurs des applications nous permettent de nous rendre compte de comment on serait maquillée si on achète tel ou tel produit. On peut scanner notre peau et faire un diagnostic hyper précis du taux de déshydratation ou de la profondeur des rides. Bref le monde est devenu hyper digitalisé. Ne pas l’utiliser fait passer limite pour un « has-been ». Comment faire pour rentrer dans le monde numérique sans tomber dans la déshumanisation ? C’est une des questions à laquelle il faudra répondre. Il n’y a qu’à regarder la campagne publicitaire de K. Klein. 

4- La symbiose avec la nature. Le fait que l’urgence est dans la protection de la planète n’est plus à démontrer. La green écologie arrive. Et bientôt ce seront ceux qui n’auront pas pris le train en marche qui seront montrer du doigt. La planète hurle. Nos jeunes générations militent et descendent dans la rue pour nous rappeler de la protéger. Il n’y a jamais eu autant de militantisme et d’activisme auprès de si jeunes enfants. Avez-vous un projet de mettre votre institut dans l’économie durable ? Faites-vous des efforts pour l’environnement ? Le communiquez-vous auprès de vos clients ? Avez-vous opter pour une marque qui est dans une logique d’engagement. Elle peut, certes, ne pas tout bien faire mais est-elle dans la transparence de ses process, de ses produits, de leurs traçabilités, etc? Il va y avoir un marché de consom’acteurs qui deviennent responsables et qui sont très exigeants vis-à-vis de nos efforts à contribuer à descendre notre empreinte carbone. C’est une clientèle exigeant mais très fidèle si vous montrez que vous êtes cohérent et transparent. Soyez en avance, programmez le changement dans vos instituts, des personnes compétentes sont là pour vous y aider.

5- L’holisticité. L’être humain a besoin de se reconnecter avec lui-même. La relaxation, les médecines alternatives, le new age sont une tendance de fond pour remettre de l’humain dans cette société digitale. Besoin de reconnection avec soi-même. Besoin de soins naturels, profonds. Vous pouvez créer votre bulle de bien-être en proposant à vos clients une expérience holistique qui peut entraîner leurs 5 sens dans une farandole de soins.

Comme vous le voyez, les 5 macros-tendances de demain sont bien différentes. Mais si vous vous positionnez sur l’une ou plusieurs d’entre elles, vous ferez la différence et vous pérenniserez votre entreprise.

Retour sur le congrès des nouvelles esthétiques 2019

Voilà 15 jours qu’est passé un des événements majeurs de l’actualité de l’année et je n’ai pas encore fini de traiter tout ce que j’y ai vu. Que ce soit des fournisseurs, des nouveautés, des rencontres avec des amis ou des incontournables « figures » de l’Esthétique. Tout le petit monde de notre domaine y était rassemblé.

Je ne le répéterai jamais assez, pour être une esthéticienne à la pointe il faut …. sortir de son institut. Et oui, je sais, cela peut paraître bizarre au premier abord mais sortir de son petit cocon, nous permet de prendre de la distance avec notre quotidien, de sortir la tête du guidon et d’apporter de la lumière quand on n’y voit plus très clair.

Ce congrès permet plusieurs choses :

  • La première est de voir ce qu’il se fait de nouveau. Et même si vous ne voulez pas innovez cette année ou même investir, le fait de savoir ce qui se fait sur le marché et de savoir pourquoi vous ne le prenez pas, va vous permettre de l’expliquer à vos clientes. Cela permettra de vous positionner sur votre domaine d’expertise et d’approfondir votre positionnement auprès d’elles. J’ai essayé de voir toute l’offre du marché. Seulement essayé, car ils étaient nombreux les exposants de minceur et d’anti-âge. Les nouveautés étaient surtout les appareils combinés, mais mis à part un appareil sur les ondes de choc dont je vous parlerai très prochainement, les techniques restent les mêmes,.
  • La deuxième est les rencontres. C’est le moment où vous allez croiser plus de 28 000 personnes passionnées d’Esthétique. Elles viennent de toute la France pour participer à ces trois jours, il y a toujours quelqu’un à croiser. De plus, les soirs après le congrès, des soirées s’organisent pour continuer les rencontres. J’ai eu le plaisir d’assister à celle de Marie-Laure Brana de Bellyst le dimanche soir, qui est toujours une réussite en la matière. Elle réunit des membres de son groupe facebook, le Ggib, dans un restaurant du 8e arrondissement, et cette soirée permet à des gérantes d’instituts de toute la France de converser. J’ai aussi pu revoir ou croiser énormément d’amies esthéticiennes et de stagiaires le long des allées. Même si nous restons en contact tout au long de l’année, se voir physiquement n’est pas pareil. Cela vous permet aussi de clarifier votre offre. Quand l’autre vous demande où vous en êtes, il faut bien savoir lui expliquer ce que vous faites et où vous voulez aller les prochaines années. Le dire, l’exprimer à l’extérieur par la parole vous permet de vous positionner et donc d’y voir plus clair.
  • La troisième va être d’aller aux conférences, démonstrations et aux formations qui sont données tout au long du salon. C’est aussi un moment où vous pouvez voir des pratiques que vous ne connaissez pas ou que vous souhaitez approfondir. Vous pouvez vous former sur un sujet en particulier ou voir un point précis directement avec le fournisseur. Bref c’est un moment aussi d’apprentissage théorique pour approfondir vos connaissances, donc votre compétence. Or pour être considérée comme une experte dans vos domaines privilégiés, il faut se remettre en question et se former encore et encore. Nous ne sommes jamais trop formé sur notre métier. C’est grâce à la répétition de nos connaissances, de nos gestes, de nos pratiques que notre expertise se met en place. Nous gagnons aussi en maturité quand nous augmentons nos connaissances.
  • La quatrième c’est que vous verrez en direct vos fournisseurs. Bien souvent, vous ne voyez que le commercial qui passe dans votre salon. Mais là, c’est l’occasion d’aller sur le stand, voir même de rencontrer le directeur ou un dirigeant. Vous pourrez donc régler des questions de logistiques, approfondir votre connaissance des appareils et poser vos questions en direct. Les connaître physiquement va vous permettre d’avoir une relation plus pérenne et plus valorisée que des échanges de mails ou de téléphone. C’est toujours plus qualitatif.

En résumé, aller dans ce genre de manifestation va vous permettre d’augmenter votre compétence par :

  • La connaissance théorique
  • Les relations développées
  • Les rencontres
  • La découverte des autres techniques.

C’est important pour votre positionnement dans votre institut et à l’extérieur, sur l’offre que vous offrez par rapport à vos « concurrents ». Cela assoit votre compétence et votre expertise.

Oui ce sont des jours « pris » sur votre activité, mais ne vous méprenez pas, ce ne sont pas des jours perdus. Vous thésaurisez pour l’avenir tant pour vos choix d’innovation que de stratégies d’entreprise.

Ne soyez plus une esthéticienne lambda, Mais LA conseillère de confiance de vos clients !

Chaque jour, de nombreuses esthéticiennes se demandent comment augmenter leur clientèle. Régulièrement sur les groupes des réseaux sociaux, je vois revenir les mêmes interrogations sur comment se différencier de ses « concurrentes », la crise qui impacte négativement notre travail, la difficulté à gagner sa vie de nos jours, … 

Alors oui ce n’est pas toujours simple, mais il existe plusieurs façons d’appréhender notre entreprise de manière positive et constructive et ainsi faire toute la différence. Jay Abraham a développé une théorie simplement renversante à mon avis et qui va vous permettre d’appréhender la vente et votre relation client d’une manière créative et ainsi, je l’espère, vous fera passer vous et votre institut à un autre niveau. Jay Abraham est juste le consultant le mieux payé du monde. Ses consultations sont facturées 50 000 dollars la journée. Donc je pense que nous pouvons tirer quelques enseignements de lui.

Il a nommé sa théorie la stratégie de prééminence. Jay Abraham part du principe qu’il ne faut pas aimer son produit, son entreprise, mais qu’il faut tomber amoureux de son client afin de devenir LE CONSEILLER de CONFIANCE de votre client dans ce domaine de sa vie. En tant qu’esthéticienne, l’idée est de devenir conseiller de confiance de votre client dans son esthétique, dans ses soins, dans l’entretien de son corps.

Businesswoman Interviewing Female Job Applicant In Office

Pourquoi aimer son client ? Pour vendre, il faut de l’empathie. L’amour est une astuce que la nature a trouvée pour nous forcer à placer les besoins de quelqu’un d’autre avant les nôtres. Malheureusement, il est compliqué d’aimer tout le monde, d’avoir de l’empathie pour tout le monde. C’est pour cela qu’il est important de savoir si on est en phase avec les clients et quels liens nous pouvons développer avec eux. Et donc pour pouvoir aimer notre client, il faut se poser les bonnes questions ce qui nous aidera à développer notre entreprise :

  • Quel est mon client cible ?
  • Quel est son problème ?
  • Comment résout-il le problème aujourd’hui ?
  • Pourquoi est-ce que mon service est supérieur à celui que d’autres peuvent proposer ?

Toutes ces questions pertinentes à se poser sur notre institut, nos valeurs, la clientèle cible et les offres que nous voulons leur faire, ne sont pas centrées sur notre technicité. En effet si nous restons sur le côté technique, nous allons nous retrouver en concurrence avec toutes les esthéticiennes de notre ville ou de notre région et même internet pour la vente des produits, ce qui veut dire le monde entier finalement.

Il est donc important de prendre en compte les besoins psychologiques de votre client afin de lui apporter la réponse la plus pertinente et adéquate à son problème. Prenons par exemple une esthéticienne faisant de la minceur et une cliente venant la voir pour son petit bourrelet. Si l’esthéticienne ne prend pas le temps de lui poser les bonnes questions lors d’un bilan, elle passera peut-être à côté de l’objectif réel de la cliente. La cliente souhaite peut-être retrouver sa taille afin de retrouver sa confiance en soi, ou pour ne plus avoir peur du regard des autres, ou pour se sentir mieux dans sa peau. Si vous ne lui parlez que de votre technique, de la durée des séances, sans prendre en compte la raison profonde de son besoin, vous ne réveillerez pas en elle cette relation de confiance. Vous vous placerez au même niveau que l’ensemble des instituts faisant de la minceur et vous risquez de ne pas concrétiser votre vente. Par contre, si vous individualisez la relation, prenez le temps de comprendre la raison profonde pour laquelle votre cliente souhaite ce soin, et que vous lui montrez que le soin que vous proposez répond bien à son objectif réel et pas seulement à la demande qu’elle a formulée, vous gagnerez une cliente qui a confiance en vous et concrétisera très probablement votre vente !

Autrement dit, si la cliente ne voit pas la valeur ajoutée que vous pouvez lui apporter, effectivement elle retournera sur un choix monétaire. L’idée est de poser les bonnes questions à sa future cliente pour montrer que vous vous intéressez réellement à elle, pas de parler des paramètres techniques pour lui prouver que vous connaissez le domaine sur le bout des doigts. Vous êtes une professionnelle, elle sait que vous êtes compétentes, comme toutes les autres professionnelles du domaine …Si la cliente ne pense pas qu’elle a besoin de vous et qu’elle peut avoir confiance dans la relation particulière que vous entretenez, elle n’achètera jamais votre service ou votre produit. Si la cliente pense que vous n’êtes qu’une technicienne de la minceur parmi d’autres, elle ira comparer les prix de vos concurrentes. Par contre, si elle comprend que vous vous intéressez à son besoin, si elle ressent que vous vous battez pour lui offrir l’offre la plus pertinente pour son cas particulier, vous la fidéliserez.

Vous devez connecter votre proposition aux objectifs de la cliente et pour cela, vous devez connaître ses objectifs et quelle est la raison profonde qui motive ses objectifs. Nous avons besoin d’avoir cette vision globale du contexte pour devenir ce conseiller de confiance, et ainsi tout simplement pour pouvoir convaincre.

En résumé, être un conseiller de confiance, c’est :

  •  Être en empathie avec votre client,
  • Vouloir lui apporter la meilleure solution pour qu’il atteigne ses objectifs réels et réalise ses projets,
  • Vouloir lui apporter le meilleur produit pour qu’il ait une vie plus agréable.

Nous pouvons (et devrions) tous atteindre ce degré d’exigence pour apporter toujours plus de services à nos clients. Quand nous agissons comme cela, nous devenons la référence incontournable pour eux dans notre domaine. Et cela se construit en apportant régulièrement de la valeur à leurs besoins.

Quand nous sommes reconnus comme un conseiller de confiance, nos conseils sont écoutés, respectés et mis en œuvre. Personnellement, nous trouvons plus de sens à notre travail car nos actions impactent directement la qualité de vie de ceux qui nous côtoient dans notre vie. Il n’y a rien de magique : nous apportons plus de valeur, donc nous recevons plus de valeur. Quand nous devenons la solution évidente au problème de notre client, il devient facile de vendre plus et surtout mieux !

Arrêtons de faire l’autruche … Assumons-nous pour mieux avancer !

La vie d’un entrepreneur n’est pas un long fleuve tranquille. Quand nous créons notre entreprise, nous sommes une boule d’énergie tout feu tout flamme, plein d’idées et d’élan. Pourtant il arrive que la belle route que nous avions dessiné, que nous pensions réussir à suivre, se transforme en un chemin plein de bosses, voire même en bourbier. Quand tout s’amoncelle et que nous ne voyons plus notre route, ou pire quand les solutions, les portes de sorties disparaissent, il nous arrive à tous de faire des mauvais choix. Choix qui peuvent nous mener au bord de la rupture !

C’est ce qui m’est arrivé quand j’ai décidé de lancer mon second institut. Tout était au vert. Le premier tournait à plein régime. J’avais 3 employées et une opportunité est apparue. Une amie ne pouvait plus s’occuper de la cabine qu’elle avait dans un centre médical pour des raisons personnelles et me propose de la reprendre. Opportunité ou piège ? Avec le recul, l’expérience je sais que les deux options sont possibles. Avec une réelle vision pour mon entreprise, une stratégie de développement mûrie et réfléchie, au vu de ma situation de l’époque cela aurait pu être une belle opportunité … J’étais certes dans une logique d’expansion, mais sans réelle vision à cette époque-là, je dois bien le reconnaître. Et je me suis lancé avec toute mon énergie et mes certitudes. Et comme d’habitude, cela a pris. Au début … Après des petits riens ont commencé à apparaître. Par exemple, c’était de l’autre côté de Paris . pas très loin, juste 25 km … mais cela voulait dire 1h30 à 2h de route. Motivée comme je le suis pour tous mes projets, je me dis « même pas peur ». Et je me lance dans cette nouvelle entreprise.

Pour résumer l’histoire, la propriétaire souhaitant un centre d’esthétique au sein de son cabinet, je lance un deuxième institut me basant sur les recettes du premier. Je ne reviendrai pas sur tous les grains de sables qui ont été de mal en pis et ont mis l’ensemble de mon entreprise en danger. Ce qui a sauvé mon entreprise, c’est que je n’ai jamais fait l’autruche. Quand nous arrivons à un stade où nous avons des difficultés à payer nos charges, la TVA, etc…., la pire des choses est d’être dans le déni.

être dans le déni….

Cette semaine je faisais un coaching à une entrepreneuse qui a baissé les bras. Sa banque l’appelle, elle ne répond pas. Les impôts la relancent, elle ne lit pas les courriers. C’est cela faire la politique de l’autruche. Mettre la tête dans le sable et espérer que le danger ne la verra pas. Or l’autruche finit toujours par se faire manger à ce tarif-là. Et il est utopique de penser qu’en enterrant les problèmes, ils ne nous exploseront pas au visage.

Effectivement quand tout va mal, quand nous avons beaucoup de dettes au niveau de l’URSSAF, des impôts, du loyer, nous finissons par nous sentir submergé, face à des obstacles insurmontables. Mais refuser de les regarder, ne va pas les faire disparaître … Au contraire, cela risque fortement de les faire croître. De plus, le fait de ne pas les traiter est une source continue de stress pour le cerveau. Source de stress, donc source de fatigue … Or quand nous arrivons à ce niveau de problèmes, pour s’en sortir, il faut de l’énergie et donc oser les regarder en face.

Bien souvent à l’origine de cette perte de confiance, se trouve un ou des éléments déclencheurs. Une faillite ou un état d’endettement n’arrivent pas tout seul d’un coup. C’est beaucoup plus compliqué que cela. Il y a d’abord un choc émotionnel ou bien un événement traumatique (le décès d’un proche, un divorce, ….). Puis le chef d’entreprise ne traite plus que les affaires courantes mais démissionne complètement de la gestion de l’entreprise, parce qu’il n’a plus le temps, plus l’envie… Les factures ne sont plus réglées en temps et en heure, les agios s’accumulent. Il y a des impayés auprès des clients et ils ne sont pas réclamés. Bref une spirale infernale se met en place et c’est la dégringolade.

Comment faire pour en sortir me direz-vous ? La première chose est effectivement de ne pas y rentrer. Facile à dire ? Oui, mais pas forcément si compliqué à faire que cela. Quand il arrive quelque chose, c’est toujours après coup que nous nous disons que nous aurions pu faire autrement. Sinon quand nous y sommes, voici un plan d’action pour vous permettre de vous en sortir, pas après pas.

  1. Arrêter de se voiler la face. Accepter de se dire que nous avons un problème de gestion et le prendre à bras le corps. Effectivement quand nous sommes submergés de dettes, tout devient compliqué. Pour se réapproprier son entreprise, il va falloir faire un bilan complet des charges, des en-cours, des dettes que l’entreprise a. Accepter de se dire que nous avons fait une erreur. L’entrepreneur est seul dans la gestion de son entreprise, pour le meilleur et le pire. Assumons-le, et acceptons de n’être que des humains, et donc d’être faillible.
  2. Demander de l’aide. Et oui, souvent quand cette situation est là, la honte et le sentiment de culpabilité sont très présents. Nous n’osons pas demander de l’aide. Pourtant nous n’avons pas l’énergie nécessaire pour tout faire nous-même. Avoir des personnes dans notre entourage qui peuvent, ne serait-ce que nous écouter parler, peut permettre de regagner du courage pour s’atteler à ces tâches. Sinon, écouter autour de vous qui a eu recours à un coach, à une expertise tierce pour l’aider à prendre du recul. Rappelez-vous nous ne sommes qu’humains … tous !
  3. Faire la liste des dettes et encours qu’il y a dans l’entreprise.
  4. Prendre rendez-vous avec toutes les instances envers qui il y a des dettes et aller leur parler. Bien souvent, quand il y a dette, il y a honte. Et le premier réflexe est d’aller se cacher. Or c’est tout l’inverse qu’il convient de faire. Aller voir l’instance en exposant ses problèmes et en cherchant ensemble des solutions est la meilleure des choses à faire. Vous verrez que bien souvent le créditeur ne sera pas là pour vous enfoncer. Voir quelqu’un qui prend ses responsabilités et essaye de trouver des solutions incite à la clémence et à la bienveillance. Puis soyons terre à terre, il vaut mieux travailler avec la personne vous devant de l’argent pour espérer rentrer dans vos frais que de voir cette personne faire faillite …
  5. Prendre des engagements et s’y tenir ! Il vaut mieux faire un plus long échéancier mais s’y tenir que de promettre de grands remboursements et ne pas les faire. Je vous incite à la prudence. Même si vous êtes dans l’énergie de reprendre votre entreprise en main, de rembourser vos dettes, ce qui est très bien, soyez prudent. Proposez des remboursements qui seront facilement réalisables mais qui ne vous mettent pas en stress. Rien de pire que de remettre son entreprise en danger à cause de cela. Vous perdrez toute crédibilité.
  6. Faire des petits pas chaque jour. Ne voyez pas trop grand. Tous les matins, listez trois choses importantes à faire, pas plus, et faites-les. Vous verrez que si vous vous tenez à les faire chaque jour, d’ici deux à trois mois, vous aurez repris entièrement la gestion de votre entreprise.

Avoir des déboires, des soucis, nous pouvons tous en avoir quand nous gérons une entreprise. Même quand nous perdons le cap, ce qui est important de toujours garder à l’esprit, c’est que nous pouvons toujours nous en sortir si nous ne faisons pas l’autruche et que nous demandons de l’aide. Etre épaulé et conscient des choses qu’il y a à faire sont les deux piliers pour ne pas sombrer quand il arrive des jours difficiles dans son entreprise.

N’oubliez pas, aussi courageux, motivé et volontaire que nous sommes, nous ne sommes que des humains !

La connaissance de soi au service de son entreprise

Il y a quelque temps j’avais été faire un atelier sur « la connaissance de soi au service de son entreprise ». Ce qui en était ressorti était très intéressant. Je me permets de vous le partager.

L’intervenant nous expliquait que la connaissance de soi permettait d’optimiser sa vision d’entreprise.Il avait lister un certain nombre de choses que je vous partage.

Se connaître c’est :

  • Connaître ses ambitions, ses rêves : cela permet de définir le projet de l’entreprise, sa mission. Il faut voir grand dans ce qu’on est capable d’apporter aux autres.
  • Connaître ses moteurs. Qu’est ce qui m’anime? Qu’est ce qui me donne envie de me lever le matin ?
  • Connaître ses talents et ses compétences. Ce n’est pas la même chose, la compétence s’acquiert, le talent est inné. Le talent c’est ce que vous faites naturellement, facilement avec plaisir. Pour trouver ses talents, on peut le faire de deux manières.
    • La première c’est de réfléchir à ce qui nous horripile chez les autres. Pourquoi n’y arrive-t-il pas alors que c’est si facile? C’est facile parce que c’est un de nos talents. Et pour une autre Personne,ce ne sera pas le cas.
    • La seconde c’est de demander à son entourage dans quel domaine nous sommes bons. Ils savent voir des fois ce que nous ne voyons pas.

Il est bon de travailler sur nos talents, de les mettre en valeur, de communiquer dessus.

Exemple de talents : pour vous aider à chercher les vôtres :

  • Optimisme
  • Capacité de résilience
  • Capacité d’écoute
  • Empathie
  • Compréhension
  • Réactivité
  • Ténacité
  • Sens du toucher
  • Disponibilité
  • Créer du lien, etc….

Je vous invite à chercher les vôtres.

La compétence par contre s’apprend. On peut tout apprendre ce que l’on a envie d’apprendre.Connaître ses compétences permet aussi de pouvoir déléguer aux autres ce qui nous plait pas ou que nous n’avons pas envie d’apprendre . Par exemple pour moi c’est la comptabilité, etc….

  • Connaître ses goûts, ce qu’on aime ou pas.
  • Connaître ses valeurs !! Très important.Comment les identifier ? Pour les trouver, replongez-vous dans des situations qui vous mettent dans une rage folle , vous trouverez derrière une de vos valeur Qui est bafouée.

 Exemple :

  • Respect,
  • Justice,
  • Equité,
  • Moralité ….. A vous de chercher

Vos valeurs servent à identifier vos clients idéals. C’est celui qui respecte vos valeurs. Idem pour les fournisseurs et partenaires.

  • C’est enfin connaître ses limites et ses axes de progrès. Cela permet de voir les domaines où il y a de la marge de progression et là où je dois sous-traiter.

Conclusion de cet atelier :

À partir du moment où les valeurs sont respectées, les moteurs alimentés et les talents utilisés, le plaisir au travail est là !

Et vous, connaissez-vous vous-même ?

Bien souvent, nous avons besoin du partage avec une autre personne pour pouvoir réfléchir et mettre au clair tout ce que je viens de vous lister. Quand on est dans le brouillard, ou bien quand on veut avancer plus vite, il est bonde se faire aider. N’hésitez pas à vous trouver un ami pour faire une après-midi récréative ou un coach. Vous prendrez de la hauteur. 

Amusez-vous bien !

Se démarquer des autres en se spécialisant

Combien de fois sur les forums, des esthéticiennes disent qu’elles font une prestation qu’elles n’aiment pas. Elles le font pour « faire plaisir » à leurs clientes pour qu’elles n’aillent pas voir ailleurs. Mais est-ce le bon raisonnement ? Avez-vous déjà réfléchi si la prestation que vous n’aimez pas, vous rapporte plus qu’elle ne vous coûte psychologiquement (entre autre) ?

D’ailleurs est-ce pertinent de proposer toutes les prestations qui existent en esthétique ? Regardez toutes les émissions de télévision surfant sur la vague de la spécialisation, il y a de quoi se poser la question. Qui n’a pas vu Philippe Etchebest tempêter après la carte d’un restaurant qui proposait tout et n’importe quoi ? L’argument est qu’une carte impersonnelle, ne valorisant pas les valeurs du restaurant apporte une image négative de l’entreprise. En quoi sommes-nous différentes d’un restaurant ?

En 10 ans, la part des entreprises sans salarié est passée de 65.4% à 82.4% dans notre branche. Moins de 10 000 entreprises ont entre 1 à 2 salariées d’après les chiffres donnés par la CNEP en 2017. Or comment voulez-vous tout faire en étant seule ou à deux ? Nous ne pouvons pas être spécialiste en techniques de massages,  de soins visage, de minceur, de maquillage, de soins des pieds et des mains, de prothésie ongulaire, d’extension de cils, de microblading, etc…. Rien qu’en énonçant tout ce que vous pouvez proposer, il se crée une sensation de vertiges. Mais je me répète, nous ne pouvons pas être spécialiste en tout. Cela tombe bien, nous n’aimons pas tout dans l’esthétique. La spécialisation repose sur la mise en œuvre d’un ensemble de savoir-faire unique et exigeant. Concentrons-nous sur ce que nous aimons !

Votre compétence est directement proportionnelle au produit de l’attention et du temps !

Que veut dire cette phrase ? Idriss Aberkhane l’explique dans son livre « Libérez votre cerveau ». Il parle de la connaissance. Mais toute compétence repose sur la connaissance.

Si nous aimons notre travail, il est plus simple d’y consacrer du temps et d’y concentrer notre attention. On voit du coup, en quoi aimer son métier nous rend directement plus compétitif. Donner de l’attention et du temps à ce que nous aimons faire, développe notre compétence. Et cette notion est extrêmement ancienne, en 500 avant JC, Confucius disait déjà : « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »

Idriss Aberkhane explicite cette notion simplement : notre cerveau accepte facilement de se mettre à une tâche où il y a une notion de plaisir forte et aura besoin d’une sollicitation forte pour arrêter cette tâche plaisante. Alors qu’à l’inverse, notre cerveau essaie d’éviter les tâches déplaisantes et trouvera la première opportunité pour échapper à cette corvée.

Donc si vous proposez des prestations que vous n’aimez pas, vous aurez envie d’en sortir très vite. Vous risquez de bâcler involontairement la prestation et d’avoir un résultat moyen puisque vous n’y mettrez ni votre attention ni votre temps. Vous la ferez le plus vite possible. Le résultat sera peu satisfaisant et vos clientes seront moyennement contentes. Il y a donc un risque de perdre sa cliente, y compris pour tous les autres soins alors que c’est ce que vous vouliez éviter !

Vous êtes unique !

Les clientes viennent pour votre savoir-faire et vos compétences. Pourquoi aller sur des prestations que vous n’aimez pas et donc que vous réalisez moyennement alors que vous pourriez aller dans votre excellence ? C’est un concept très sociétal d’essayer d’être dans la norme partout et de ne pas travailler et augmenter sa compétence pour aller jusqu’à l’excellence dans le domaine où l’on performe. Dès l’école, dès tout petit, on nous demande d’être « bons » partout. Or on sait qu’on ne peut être bon en tout. Pourquoi s’imposer de travailler sur des matières où nous savons que nous pourrons être juste moyens et perdre son temps à cela ?

Pour cela, posez-vous les bonnes questions.

  • Souhaitez-vous que vos clientes pensent à vous comme une esthéticienne lambda qui fait un peu de tout ou bien comme la spécialiste d’un ou de plusieurs domaines précis où elle sait que vous la conseillerez de manière pointue ?
  • Souhaitez-vous passer vos journées à faire des prestations qui vous ennuient et que vous n’aimez pas, ou préférez-vous vous éclater à faire ce qui vous passionne ?

Vous avez choisi de tenir votre institut pour être libre de vos choix, pour ne plus dépendre d’une autorité (un patron) alors ne soyez pas victime de vos clientes et de toutes leurs envies.

« Qui trop embrasse, mal étreint » dit le proverbe.

Alors faîtes-vous plaisir, vous ferez plaisir à votre institut.

  • Prenez du recul
  • Listez les prestations que vous aimez
  • Listez vos compétences
  • Recentrez-vous sur votre excellence

Oui vos clientes iront chez d’autres pour faire les ongles, ou les cils, ou les massages, par exemple. Mais vous ne les perdrez pas car vous serez tellement excellentes sur vos domaines de compétence que vous les aurez fidélisées !

L’excellence et la compétence sont l’avenir de la profession, à moins que vous souhaitiez toujours vendre vos prestations le moins cher possible car étant moyenne dans tout, vous ne vous démarquez en rien !

Je n’arrive pas à développer ma clientèle !

C’est la crise ! Tu as vu comme c’est difficile maintenant de réussir à avoir des clients ! Les clients ne regardent que les prix et vont au moins cher !

Que de croyances populaires, que d’idées préconçues sur la réussite de nos entreprises ou sur le développement des portefeuilles clientèle, répétées en boucle. Une amie commerciale me disait l’autre jour à quel point c’était difficile aujourd’hui, à quel point il y a de la  concurrence ! Alors, autant ne pas commencer à démarcher ! Effectivement quand nous nous persuadons que nous ne pouvons pas réussir, que cela va être trop compliqué, le cerveau ne se fatigue pas à nous contredire, c’est tellement moins fatigant de nous faire échouer.

Pourquoi un discours positif est tellement important ?

La première raison est dans la communication non verbale que notre corps exprime plus ou moins à notre insu. Saviez-vous que 93% de votre communication ne passe pas par ce que vous dites, mais passe, entre autre, par l’intonation de votre voix et par votre attitude corporelle ? Quand nous ne croyons pas à ce que nous disons, les autres perçoivent le malaise. Pourquoi nous feraient-ils confiance et nous achèteraient-ils ce que nous voulons leur vendre, si nous-mêmes ne croyons pas en ce que nous voudrions leur vendre ?

La seconde raison est neurologique. Elle tient au fait que notre cerveau se situe dans une logique de survie. Le premier fonctionnement du cerveau est de nous éviter les dangers et en second lieu de rechercher du plaisir. Or quand vous avez vécu l’expérience d’un refus, le cerveau la qualifie comme quelque chose de désagréable, donc par extension comme une expérience dangereuse. Certes, il n’y a plus beaucoup de bêtes sauvages pour nous manger, mais notre inconscient sait nous fabriquer d’autres monstres 😉

Quand nous vivons quelque chose de négatif et malheureusement la vente est souvent perçue comme quelque chose de négatif, le cerveau met en place des stratégies d’évitement. Du coup, quand nous nous positionnons pour vendre nos produits ou nous-mêmes si nous représentons notre entreprise, nous ne sommes pas à l’aise car le cerveau assimile cette expérience à quelque chose de difficile. Et donc quelque chose à éviter !

Comment passer outre ce sentiment désagréable et même inapproprié qui nous empêche de développer notre entreprise ou notre relation avec nos clients si nous sommes salariés ? C’est le même processus qui se joue là.

L’idée est de transformer cette logique de survie en une logique de plaisir.

Comme je vous le disais, le cerveau cherche à éviter les expériences négatives qui correspondent pour lui, dans ses lointains souvenirs ancestraux, à de la survie. Mais il est à la recherche aussi de récompense (un bon repas, un toit, par extension à notre époque des expériences positives relationnelles par exemple, un bon film). Bref, il cherche la satisfaction, le plaisir.

Il va donc falloir travailler sur notre état d’esprit. Ne plus voir la vente comme un exercice périlleux, ou une guerre à mener contre notre client, mais la voir comme un acte de plaisir qui va nous apporter une récompense et qui va développer le troisième besoin fondamental du cerveau : être en relation avec les autres. La vente n’est pas un acte guerrier mais un acte d’amour ! Et ce n’est pas moi qui le dis. C’est Jay Abraham qui est le consultant le mieux payé du monde !

Et si nous analysions sa théorie afin de pouvoir l’appliquer dans nos domaines professionnels ?

Jay Abraham part du principe qu’il ne faut pas aimer son produit, son entreprise, mais qu’il faut tomber amoureux de son client afin de devenir LE CONSEILLER de CONFIANCE de votre client dans ce domaine de sa vie. Cela s’appelle la stratégie de prééminence. Joli nom, non ?

Qu’est-ce qu’il veut dire ? Pour vendre, il faut de l’empathie. L’amour est une astuce que la nature a trouvée pour nous forcer à placer les besoins de quelqu’un d’autre avant les nôtres. Il faut donc aimer notre client pour être amené à se poser les bonnes questions pour développer notre entreprise :

  • Quel est mon client cible ?
  • Quel est son problème ?
  • Comment résout-il le problème aujourd’hui ?
  • Pourquoi est-ce que mon service est supérieur à celui que d’autres peuvent proposer ?

Et toutes les questions pertinentes à se poser ne sont pas centrées sur notre technicité. En effet si nous restons sur le côté technique, nous allons nous retrouver en concurrence avec tous les autres techniciens de la région et même du monde maintenant. Nous pouvons même faire faire des devis de graphistes qui travaillent en Inde ou ailleurs. Forcément, il y aura toujours quelqu’un de moins cher.

Il est donc critique de prendre en compte les besoins psychologiques de votre client afin de lui apporter la réponse la plus pertinente et adéquate à son problème. Vous allez me dire que cette théorie est bien pour des info-preneurs ou des graphistes qui sont sur le marché d’internet, mais ne convient pas à des commerçants ou artisans. Je pense que c’est une façon limitante de voir son commerce.

Prenons par exemple une esthéticienne qui fait de la minceur. Une cliente vient la voir pour son petit bourrelet. Si l’esthéticienne ne prend pas le temps de lui poser les bonnes questions lors d’un bilan, elle passera peut-être à côté de l’objectif premier de la cliente. Elle veut peut-être retrouver sa taille pour retrouver sa confiance en soi, ou ne plus avoir peur du regard des autres, ou se sentir mieux dans sa peau. Si vous ne lui parlez que de votre technique, de la durée des séances, sans aborder le résultat qui est qu’elle aura plus confiance en elle, vous ne concrétiserez pas votre vente.

Si le client ne voit pas la valeur ajoutée que vous pouvez lui apporter, effectivement il retournera sur un choix monétaire. L’idée est de poser les bonnes questions à son futur client pour montrer que vous vous intéressez à lui, à l’individu unique qu’il est, pas de parler des paramètres techniques pour lui prouver que vous connaissez le domaine sur le bout des doigts. Si le client ne pense pas qu’il a besoin de vous, il ne vous achètera jamais votre service ou votre produit. Si le client pense que vous n’êtes qu’une technicienne de la minceur parmi d’autres, il ira comparer les prix de vos concurrentes. Par contre, s’il comprend que vous vous intéressez à son besoin, si il ressent que vous vous battez pour lui offrir l’offre la plus pertinente pour son cas particulier, vous le fidéliserez.

Vous devez connecter votre proposition aux objectifs du client.

Et pour cela, vous devez connaître ses objectifs et quelle est la psychologie qui motive ses objectifs. Il faut découvrir la motivation derrière le projet du client. Puis essayer de comprendre ce qui motive cet objectif.  Et pour cela il faut vous positionner comme un conseiller de confiance. Nous avons besoin d’avoir cette vision globale du contexte pour devenir ce conseiller de confiance. Tout simplement pour pouvoir convaincre.

Très concrètement, toutes ces informations que vous allez collecter sur le besoin de votre client et sur sa psychologie seront la base de votre proposition commerciale. Oui, le devis doit expliquer ce que vous allez faire et combien ça va coûter mais il doit surtout expliquer pourquoi le projet est important et démontrer au client pourquoi vous seul comprenez de manière profonde ses enjeux. Comme la plupart de vos concurrents ne font pas ce travail, ça vous différencie. Vous pouvez vendre plus cher, en plus grande autonomie et vous l’aurez mérité en devenant un conseiller de confiance.

En résumé, être un conseiller de confiance, c’est être en empathie avec votre client, vouloir lui apporter la meilleure solution pour qu’il atteigne ses objectifs et réalise ses projets, ou lui apporter le meilleur produit pour qu’il ait une vie plus agréable. Et nous pouvons (et devrions) tous atteindre ce degré d’exigence pour apporter toujours plus de services à nos clients. Quand on agit comme cela, nous devenons la référence incontournable pour eux. Et à force d’apporter de la valeur à leurs besoins, nous deviendrons leur référence sur ce domaine de leur vie.

En conclusion :

L’idée est d’implémenter la stratégie de prééminence dans l’intégralité de nos interactions, avec nos prospects, avec nos clients et avec nos collègues. C’est comme ça que nous allons développer un réseau de personnes qui nous font confiance et que nous allons pouvoir créer et développer notre travail qui nous apportera une stabilité et une liberté dans notre vie personnelle.

Quand nous sommes reconnus comme un conseiller de confiance, nos conseils sont écoutés respectés et mis en œuvre. Nous trouvons plus de sens dans notre travail parce que nos actions impactent directement la qualité de vie de ceux qui nous côtoient dans notre vie. Il n’y a rien de magique : nous apportons plus de valeur, donc nous recevons plus de valeur. Quand nous devenons la solution évidente au problème de notre client, c’est facile de vendre.

Alors tombons amoureux !!

« Je ne vais pas parler d’elle, c’est ma concurrente ! »

Comme disait ma grand-mère, si j’avais gagné un sou à chaque fois que l’on m’a dit cela, j’aurais fait fortune. Combien de fois sur nos groupes d’esthéticiennes, nous lisons : « J’en ai marre, ma concurrente me copie » ou bien « Je ne vais pas parler sur le groupe, je ne veux pas donner d’idées à ma concurrente ». Tant de peurs et de jalousie parce que nous ne sommes pas les seules à travailler dans notre secteur.

Pourtant, doit-on vraiment parler de concurrence ? Que mettons-nous sous ce mot tant honni « concurrente » ?

La concurrence se définit comme une compétition, une rivalité entre plusieurs personnes poursuivant le même but. Donc si nous en croyons la définition du Larousse nous sommes en compétition avec les autres esthéticiennes. Mais sommes-nous si rivales tant que cela ? Je vous invite à réfléchir à ce que cela implique. Nous serions en compétition, mais en compétition sur quoi ? Quel titre, victoire ou même récompense cherchons nous à ravir aux autres ? Cherchez-vous la même récompense que votre voisine ? Personnellement, il y a 9 ans, un institut s’est ouvert juste en face du mien. Eux au rez-de-chaussée, moi étant à l’étage. Niveau visibilité, on ne voyait plus qu’eux. Mes clientes m’ont dit catastrophées, que cela allait me faire de l’ombre. Pourtant, ils ont fermé l’an passé et je suis toujours là. Pourquoi ? Nous n’avions pas les mêmes client(e)s, ni la même offre. Et donc nous n’étions pas concurrents.

Vous allez me dire qu’elle vous « vole » des clientes au travers des prix qu’elle fait en les cassant, ou en faisant des prestations que vous ne voulez pas faire. Mais une cliente ne se fait pas « voler ». Elle ne vous appartient pas, elle a son libre-arbitre. Si elle préfère aller chez l’autre esthéticienne, c’est soit parce qu’elle choisit son prix (et cela est légitime), soit elle a besoin de prestations que vous ne faites pas. Elle n’entre donc pas dans votre cible clientèle, donc ce n’était pas une de « vos » clientes.

Quand nous nous positionnons en tant que rivales, c’est que nous croyons que l’autre va faire la même chose que nous. Et même s’il arrive « qu’elle nous copie », elle ne fera jamais la même chose que nous. D’une part, les produits seront différents. Allez, elle copie aussi les produits. Mais la plus grande différence que personne, je dis bien personne, ne pourra vous copier, c’est VOUS, votre personnalité, votre écoute, votre dextérité !

En clair, nous ne sommes jamais concurrentes de personne car même si nous proposons la même offre, nous le faisons avec notre caractère et cela change tout car vous n’êtes pas votre consoeur.

Et c’est encore plus vrai sur les réseaux sociaux et les offres sur internet. Le monde numérique est magnifique car il ouvre sur une multitude de possibilités. Nous pouvons accéder à toutes les informations ou formations d’un simple clic. Personnellement j’adore étudier et me payer diverses formations de différents formateurs et ce, sur un même sujet. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils ne vont pas l’aborder de la même façon. C’est connu aussi, qu’une information peut être reconnue, non pas simplement à la première fois où on l’entend, mais après plusieurs répétitions dites de manières différentes. Et oui, des informations se recouperont mais leur esprit, leur façon de penser va influer sur leur formation et cela me donne plusieurs éclairages sur le même point de vue. Nous y gagnons tous !

En bref, je reste persuadée que nous ne sommes pas concurrentes. Nous sommes une communauté de femmes et d’hommes qui essayent d’améliorer le domaine de l’esthétisme et d’apporter de la valeur que ce soit à nos clientes ou aux formations reçues ou faites. Il ne devrait pas y avoir de rivalité car nous sommes tous différents et nous apportons tous notre pierre à l’édifice du savoir-faire, de la compétence et de la bienveillance. Ce domaine que nous avons choisi, l’esthétique, est magnifique car nous apportons du mieux-être à nos clientes. Soyons-en fières.

Après 12 ans de pratique, je me suis tournée vers la formation car, de par mon expérience et mon regard particulier, je pense avoir des compétences à transmettre aux esthéticiennes qui veulent évoluer et changer leur regard sur leur métier. Mais je ne me sens concurrente de personne car nous pouvons tous trouver les personnes qui nous touchent et nous font progresser. De plus, j’ai assez de  lucidité pour accepter que mon discours ne puisse pas convenir à toutes. Il y a besoin de formations sur les mêmes thématiques que les miennes, mais avec un autre regard, un regard que je ne sais pas porter. Pour moi, la beauté d’internet est de permettre de créer des communautés qui communiquent ensemble tout en laissant à chacun la possibilité d’être rétribué à sa juste valeur.

 Notre monde de l’esthétique a vraiment à gagner à changer son regard pour s’ouvrir sur le 21e siècle. Il n’y a plus de concurrence mais seulement des personnes conjuguant leur savoir-faire et leurs compétences pour apporter un meilleur service aux esthéticiennes qui veulent progresser et tout déchirer ! Travaillons les uns avec les autres, et non les uns contre les autres. Nous aurons tous à y gagner !