Le monde est bien petit !

Le monde est bien petit ! Dans l’espace dédié aux jeunes entrepreneurs du Cew, que ne suis-je pas surprise de voir Ludvina !

Non pas parce qu’elle ne mérite pas d’être là, bien au contraire, plus engagée et plus intègre sur son pourquoi, on trouve pas. Mais je l’avais rencontré, il y a plus d’un an, sur une journée de méditation et de retour aux énergies de la terre, en pleine forêt. Donc bien loin du monde de la cosmétique…

A cette époque-là, elle m’avait bien sûr parlé de son univers de cosmétiques naturels et véganes. mais quel beau chemin parcouru et quelle joie de la revoir tenant un stand dans cette journée consacrée à l’avenir du métier et aux star ups de l’avenir. 

Ludvina a créé une marque totalement végan, Pachamamaï. Elle est totalement engagée dans son éthique de fabriquer des produits qui associent la beauté, le plaisir, le respect du monde, des animaux et des hommes. Du coup c’est naturellement que Pachamamaï s’est engagée dans la charte slow cosmétiques, qu’elle « propose une cosmétique « intelligente »: adaptée aux besoins réels de la peau, formulée à base d’ingrédients naturels, concentrés en actifs, sans ingrédients de « remplissage » inutilement transformés ou dommageables pour la santé ».

Cette marque s’engage bien évidemment auprès des animaux par l’association PETA afin de ne pas faire de tests ni engagés de contraintes via-a-vis des animaux et de L124. Et elle s’engage aussi aux côtés de Man et nature qui milite sur la préservation de l’environnement et la promotion des modes de développements durables et auprès de Zéro Waste France. 

Quand on sait que le thème de la journée de la Beauté du Cew est le « Big engagement », on ne peut qu’applaudir la position qu’a Ludvina dans le développement de sa marque.

Elle nous propose dans son monde bien poétique : savons, shampoings solides, soins visage etc. Toutes des gammes plus éthiques les unes que les autres où se mèlent savoir-faire artisanal, formulations innovantes et minimum d’emballages recyclables pour un impact minimisé pour notre planète. 

Un engagement total à soutenir, une belle aventure avec une femme d’une grande bonté !

Rencontre inspirante au Cew : Dominique Nemery d’Amatera Cosmetics

Me voilà partie pour une journée de la beauté intense avec un thème tout aussi important : « Big Engagement ». Ne connaissant personne au premier abord, je vois une charmante femme qui est toute souriante. Cela me plaît bien puisque, moi-même, étant toujours à voir le positif de la vie, j’adore sourire. Nous engageons donc la conversation. 

Dominique Nemery est une femme comme j’aime. Qui n’a pas eu peur de se lancer alors que d’autres se posent mille questions avant ou pas de passer à l’action. Elle a lancé une gamme de cosmétiques bio, vegan, non testée sur les animaux qui est pour le pro-âge. Qu’est-ce que cela vous allez me dire ? Et bien c’est sa façon de parler du bien vieillir. Dominique se refuse à parler de soins « anti-âge » car pour elle, on est « pro-âge ». On se doit d’être bien dans son âge, n’importe lequel du moment qu’on y est bien. J’adore cette conception qui correspond à ma vision de l’esthétique.

Nous nous devons d’apporter des solutions à nos clientes pour les accompagner dans le bien vieillir. N’oublions pas que d’ici 2070, l’Insee prévoit une augmentation de près de 13% de centenaires, dont 9 femmes sur 10 !

Dominique me raconte son histoire, passionnante. Elle faisait des crèmes dans sa cuisine car elle ne trouvait pas une réponse à ses besoins dans l’offre qui était proposée. Et de plus en plus de monde, sa famille, ses amis lui demandaient comment elle faisait pour avoir une si belle peau.

Gamme visage Amatera

De là, est née l’idée…. de faire sa propre gamme. Une idée, c’est bien. Pourtant si on ne la met pas en action, si on n’ose pas, il n’arrive jamais rien. Comme elle me le dit si bien, « je ne voulais pas avoir de regrets dans 15 ans, alors je me suis lancée ». J’adore cette conception de la vie que je valorise dans mon groupe « Comment se créer une vie positive et joyeuse« . C’est toujours inspirant de rencontrer des personnes qui osent franchir le pas et apporter au monde leur contribution pour l’améliorer.

Elle m’explique son parti-pris pour faire des soins le plus sain possible et dans le respect du monde environnant. C’est aussi important dans le monde que nous vivons. Et surtout cela prend toute sa raison d’être dans le reste des conférences qui seraient données lors de la journée. La gamme est petite mais précieuse. D’un parti pris, de ne faire qu’un produit mixte qui convient tant aux femmes qu’aux hommes, elle a créé une ligne épurée, simple. 

Bref une belle rencontre avant le début des conférences qui ont été intenses et qui feront l’objet de prochains billets.

Je vous invite à aller la découvrir sur https://www.amateracosmetics.com

Belle route à elle.

Se remettre en lien avec nos plaisirs

Hier je me suis offerte une journée de pause en développement personnel sur « Comprendre se besoins » avec deux belles personnes qui font du coaching et de la sophrologie. Journée de pause où j’ai rencontré des personnes que je ne connaissais pas qui venaient pour la même chose que moi, apprendre un peu plus à se comprendre intérieurement. Intéressant ce genre de journée où en l’espace de 9h, nous rentrons dans l’intimité de l’autre sans vraiment le connaître. Si ce n’est que juste ce qu’il nous en dit. Certains se sont livrés plus que d’autres et pourtant tout le monde repart avec une meilleure compréhension de lui-même. 

Pourquoi faire ce type de journée ?

Dans nos vies de tous les jours, nous prenons rarement le temps de nous poser, de faire une pause qui va nous amener à une réflexion intense de nous-mêmes. Le fait que ce soit une journée où tous les portables soient coupés, qu’il n’y ait pas de sollicitations extérieures, que nous soyons en vase clos, permet un recentrage que peu de situations permettent dans nos vie quotidiennes. 

Nous pouvons lire 1 heure dans notre journée, aller chez le psy. Faire des actions pour nous. Mais cela est par petites touches. Nous faisons bouger les lignes doucement, par vague de travail. Le fait d’être immergé pendant une journée permet de se plonger à coeur perdu dans tous les exercices donnés et avancer vraiment sur une problématique donnée. Evidemment nous pouvons faire la méthode pomodoro qui permet pendant 25 minutes ou 50, de se concentrer à fond sur un sujet sans se laisser déconcentrer par toutes sollicitations extérieures pour avancer. Mais cela ne va pas permettre un travail en profondeur qui va se mettre en place le temps de toute une journée. 

Cette journée a pour but de nous recentrer et de nous accorder la place centrale dans notre vie que nous nous accordons si peu au quotidien. Bien souvent nous faisons passer les besoins et les envies de l’autre, son partenaire, ou ceux des enfants avant nous-mêmes. Elle a donc comme finalité de nous offrir un espace et un temps donné rien que pour nous-mêmes et finalement cela fait du bien…..

Pourquoi réfléchir sur nos besoins ?

Savons-nous vraiment ce que nous désirons ? Sommes-nous à l’écoute de nos besoins ? Et tout d’abord qu’est-ce qu’un besoin ? Le psychologue Abraham Maslow a représenté et a théorisé ce qu’il a appelé, « la Pyramide des besoins » où il a théorisé les besoins fondamentaux de l’homme. Pour lui, ces besoins sont au nombre de 5 :  les besoins physiologiques, les besoins de sécurité, les besoins d’appartenance et d’amour, les besoins d’estime et le besoin d’accomplissement de soi.  Alors je ne rentrerai pas dans la polémique qui pense que le côté progressif de la théorie de Maslow est faux et que les besoins sont plus ou moins concomitants. L’intêret ici est de connaître ses différents besoins. Pourquoi ? Tout simplement parce que si nous n’avons pas connaissance de nos besoins, nous ne pouvons les satisfaire. Et du coup, nous restons dans une insatisfaction, une frustration latente qui nous empêche de profiter pleinement de la vie. 

Nous avons donc réfléchi et listé nos besoins. Puis nous les avons placé, ordonné dans les 5 besoins fondamentaux de Maslow. Cela a permis de se rendre compte qu’il y a des besoins primaires (physiologique et de sécurité), besoins peut être plus faciles à atteindre (quelquefois) et d’autres (les trois derniers) qui sont plus compliqués étant plus en interraction avec les actions des autres. 

Prendre conscience de ses besoins permet de faire un état des lieux à un instant T. Savoir où nous en sommes maintenant dans l’instant présent. Et prendre conscience de nos manques nous amène à prendre du recul sur sa vie. Cela permet de prendre une respiration, crée un espace où nous pouvons mettre des mots sur nos maux, sur nos insatisfactions, sur nos frustrations qui ont du mal à se faire jour dans le rythme effréné de la vie. 

Et de nos manques qui ont fait jour, nous basculons sur une réflexion de nos plaisirs. Quels sont-ils? Que pourraient-ils être ? Nous donnons nous des temps de plaisir, nous octroyons nous ces moments ? A quel rythme ? Une fois par an, une fois par trimestre, toutes les semaines? Finalement nous nous rendons compte qu’il est plus facile de lutter contre, que de se faire plaisir, que de s’offrir des cadeaux. Le cadeau d’une tasse de café pris sur son balcon en goûtant le moment présent, le cadeau de retrouver une amie à la terrasse d’un café, le cadeau de se donner une heure pour lire un livre qui nous fait envie, le cadeau de s’offrir un stage de moto qui nous a toujours fait envie…. Tellement de possibilités de se faire plaisir et que nous nous accordons pas. 

Avez-vous déjà fait la liste de vos plaisirs ? Avez vous déjà quantifier le temps et les choses que vous vous offrez ? J’imagine que non. En tous cas, dans cette journée nous avons pris le temps de le faire. Et ensuite nous avons pris l’engagement de faire un petit pas vers un de ces plaisirs listés. Car il ne suffit pas d’en prendre conscience et de les lister. Sinon nous en restons au niveau du mental, de la pensée. Ensuite il faut aller vers le faire. Savoir les choses ne sert à rien s’il n’y a pas de mise en pratique derrière. Tous les livres du monde, toutes les formations, tout ce que vous pouvez dire avec vos amis, n’a aucune conséquence, ni incidence dans votre vie si cela reste au niveau du verbe. L’agir, le faire être dans la matière est ce qui permet de réaliser sa vie. 

Et quand nous listons nos plaisirs et comment les mettre en pratique, nous allons nous rendre compte que cela nourrit nos besoins. La boucle est bouclée. Nous partons de nos besoins et de nos manques et quand nous basculons dans les plaisirs, nous prenons conscience que nous pouvons les nourrir et les atténuer grâce au plaisir. Quel beau chemin parcouru…..

9h après…..

Après diverses exercices de coaching et de sophrologie, nous sommes sereins et plus conscients de nos besoins et des plaisirs à mettre en place pour atteindre la joie de vivre. Cette joie de vivre qui devrait tous nous parcourir tout le temps car la vie est belle malgré les coups durs et les expériences challengeantes. Journée de parenthèse pour prendre du recul et nous apaiser. Elle y a réussi complètement. Cela ressource, donne de l’énergie. Et nous nous demandons pourquoi ne pas faire plus régulièrement ce genre de journée qui, certe met entre parenthèse le quotidien. Mais qui va booster et qui nous motive à replonger dans notre vie de tous les jours avec un élan que nous avions perdu ou oublié pour certains…..

N’hésitez pas à vous offrir cette parenthèse, cela est un cadeau pour vous et un premier pas pour prendre soin de vous…..

Si vous êtes intéressé par les journées que donnent Valérie et Sylvie, voici le site de Valérie. Elles proposent des journées chaque semestre. Les prochaines dates recommenceront à partir du mois de septembre. 

Grand moment avec Pascale Joly

Lundi dernier, lors de notre rencontre mensuelle au Mam’ café, j’ai eu le plaisir de rencontrer Pascale Joly, chef d’entreprise. Fraîche et pétillante, elle nous a communiqué sa joie de vivre (j’adore les personnes comme elle) et son expertise sur un sujet qui me touche particulièrement : les principales clés pour avoir une entreprise pérenne et rentable.

Avant de rentrer dans le détail de ce qu’elle nous a délivré comme message, j’ai vraiment apprécié la personne qui nous a parlé de son parcours, de ses erreurs et ses échecs dont elle se sert comme piliers à sa reconversion professionnelle en tant que coach business. Cela a fait écho en moi et à ce que j’ai vécu ces dernières années avec la fermeture de Nanterre.

Principales clés pour avoir une entreprise pérenne et rentable 

Car il ne faut pas se méprendre, la solitude du chef d’entreprise est bien réelle. Seul à la tête de son entreprise, nous devons prendre tous les jours de bonnes décisions pour garder le cap sur les objectifs. Et ce n’est pas tous les jours facile, surtout dans une petite entreprise. Tenir un institut de beauté n’est pas de tout repos, entre le ménage, le stock à gérer, la gestion, l’accueil des clients, le savoir-faire et la qualité à mettre en oeuvre quotidiennement, il est facile de se laisser déborder. 

Sa conférence était pertinente et nous a tenu en haleile de même que son esprit vif. La finalité d’un entrepreneur est de piloter. Il doit faire preuve de responsabilités, d’appropriations, de sens d’à-propos et d’engagements et non pas penser en terme de problèmes, de reproches, de dénis ou d’excuses. Tout est une question de choix, de savoir ce que l’on veut dans sa vie. Pour être plus au clair, elle nous a exposé des clés pour avoir une entreprise pérenne et rentable. Mais vous allez voir que ces clés peuvent aussi s’appliquer dans la vie de tous les jours

1- Inspirer 

Savoir communiquer sur soi-même et adapter notre communication avec les autres. Donc il s’agit de bien se connaître pour ne pas heurter les autres et transmettre nos valeurs. Inspirer, c’est communiquer ce qui nous anime, parler de sa passion. Et pour bien en parler, il faut avoir fait un travail sur soi-même, connaître ses talents et ses valeurs, connaître aussi les buts et objectifs qu’on veut atteindre dans l’entreprise. 

2- Anticiper

Anticiper :  pour être pro actif et ne plus être passif. L’anticipation permet de ne pas subir les choses. Il convient donc de se poser la question de quelle est notre vision. Dans quelle direction allons-nous ?
Les objectifs ne prennent sens que dans une méthode de planification car on ne pourra améliorer que ce qu’on mesure.

3- Maîtriser les fondamentaux de son entreprise

Maîtriser est fondamental pour avoir une entreprise stable. Il s’agit de réfléchir à son temps, à sa gestion des priorités, déléguer, planifier, réfléchir aux offres, aux prix, aux achats, à l’optimisation de la marge, de la livraison, le Sav, la satisfaction clientèle, etc, etc,etc. La maîtrise de ses informations redonne le pouvoir de gérer les choses. Cela permet une reprise de contrôle.

4- Développer

Le développement de l’entreprise va la péréniser. Il existe 7 leviers de la performance commerciale et son plan d’action. Cela passe par une communication spécifique pour transmettre les valeurs de l’entreprise et les offres qu’elle peut mettre en place pour les clients. On peut aller de la prise de parole, du storytelling, à l’image, le logo et tous les supports de communication qu’on peut mettre en place.

5- Automatiser

Pour bien diriger son entreprise, il convient de rédiger des procédures et dupliquer tout ce qui peut être répété. Dès qu’une chose devient répétitif, il est bon de mettre en place un système pour se décharger de cela.

6- Fédérer

Pour avoir une entreprise qui dure, l’importance doit être accordée à l’équipe. Il existe une alchimie à créer entre vous et votre équipe. Bien la recruter, bien intégrer les nouveaux arrivants, travailler sur la cohésion et le management. Pour cela, mettre en place des règles claires pour tout le monde, déléguer aux autres ce qui peut être déléguer, et motiver son équipe.La formation doit être donc au coeur du projet managérial.

7- Piloter

Et c’est la pierre angulaire pour avoir une entreprise pérenne. Le chef d’entreprise doit avoir une analyse globale de la situation. Il doit veiller à la planification, à l’exécution et à l’évaluation des résultats s’il veut optimiser et bien vivre de son entreprise.

Conclusion :

Comme vous pouvez le voir, avec une stratégie comme celle-ci, de nombreux écueils seront évités. Mais ce qu’il y a de plus amusant, c’est que si vous relisez ce plan d’action et que vous le transposiez à votre vie de famille, il serait tout aussi exact.

Pour avoir une vie familiale harmonieuse, il convient aussi :

– d’inspirer les siens pour qu’ils soient motivés à participer,

-d’anticiper les problèmes quotidiens,

-de maîtriser les fondamentaux de son foyer,

-de développer son aisance,

– d’automatiser ce qui peut l’être (je pense aux courses par exemple si on se fait livrer, etc)

– de fédérer sa famille pour qu’ils aident et participent à la vie familiale

– de piloter pour retrouver des moments de liberté où vous pouvez penser à vous ….

Bref allez à une conférence sur l’entreprise peut amener beaucoup de réfléxions tant sur l’optimisation de son entreprise mais aussi sur sa vie quotidienne.

Cela a été un très bon moment et si vous voulez aller plus loin pour découvrir cette femme de talent, je vous invite à lire son livre : « Tu te lèves et tu décides! » 

qui est une mine d’informations et d’humour. Facile à lire, il permet de prendre de prendre du recul sur ce qu’on vit. Personnellement, je me suis retrouvée dans toutes les situations et même celle de la perte de son entreprise puisque je l’ai vécu aussi. Ce livre et cette expertise m’auraient bien aidé à certains moments de ma vie entreprenariale. Voilà pourquoi je vous le partage.

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Entreprendre, échouer et rebondir…

Mercredi soir, j’ai eu le plaisir d’être invitée à une conférence donnée par l’association « 60000 rebonds » au siège du Medef à Paris.  Grâce à cette soirée, j’ai appris à connaître cette association qui mérite d’être connue pour son action et son soutien auprès d’hommes et de femmes qui perdent tout et qui ne savent vers qui se tourner.

Le sujet portait sur « Entreprendre, échouer puis rebondir, parlons-en ! ».

L’échec vaste sujet dans notre société française. Sujet qui me touche personnellement car je l’ai vécu l’an passé quand j’ai dû fermer mon deuxième institut. Et au passage, presque tout perdre. J’ai failli fermer Physiobell’ à Savigny et j’ai tout perdu financièrement. Seul le soutien de ma banque et de mes proches alors que mon compte professionnel était très, très, très, très bas, voire au tréfonds du négatif, m’a permis de ne pas sombrer et de ne pas déposer le bilan. Ensuite grâce à mon travail acharné et mes clientes bienveillantes, j’ai remonté la pente bien ardue.

Bref ce sujet me touche et m’interpelle. Donc je bloque mon planning et je m’y rends. Voici la synthèse de ce beau moment.

C’est Quentin Périnel, journaliste au Figaro, qui anime la soirée par ses questions auprès des intervenants. Tout d’abord il brosse le portrait de l’échec en France. Il n’y est pas étudié. Il reste encore très tabou d’en parler dans la société française.

Qu’est-ce que l’échec pourtant pour l’entrepreneur ? C’est une perte de l’estime de soi. On se sent être un imposteur, celui qui a raté. C’est celui qui n’a pas pu être capable de tenir une boite, de la maintenir à flot. Bien souvent le chef d’entreprise qui perd tout, perd non seulement son argent, son investissement financier, mais aussi sa confiance en lui, son estime de soi. Quand un chef d’entreprise crée sa boite, c’est une façon qu’il a de donner du sens à sa vie. Il a besoin d’être utile. Mais quand arrive l’échec, nil n’est plus maître de ses aventures. Tout s’effondre. Bien souvent, une psychothérapie est nécessaire.

L’entreprenariat c’est accepter l’échec et la prise de risque car sans prise de risque, nous ne créons pas, nous n’avançons pas. Mais la prise de risque suppose du coup l’ouverture à l’échec.  Elle est sous-tendue par la dynamique de l’échec. L’entreprenariat est donc une histoire de tripes. On l’a dans le sang et on y va. On y croit mais il y a la possibilité de l’échec, toujours….

Quand un chef d’entreprise doit prendre la décision de fermer son entreprise, c’est une prise de décision difficile. Il craint le regard des autres. Tout d’abord de ses salariés et collaborateurs qu’il va mettre au chômage. Mais il craint aussi le regard de sa famille, de sa femme, de ses enfants car il met en péril le confort familial. Il craint ce regard plutôt qu’il n’est. Mais quand il perd son entreprise, c’est comme perdre une partie de soi. C’est comme un enfant qui meurt.

Quand j’ai dû fermer Nanterre, je fus submergée par un sentiment de défaite, après des mois acharnés de combats pour maintenir le bateau à flot. C’est un moment où j’ai baissé les bras. Je savais que je n’avais plus l’énergie, la force, ni les ressources nécessaires pour remonter cette fois-ci. C’est un constat terrible, d’abdiquer, de renoncer à se battre. Cela fait mal au cœur. Mais se savoir tellement épuisée qu’on n’arrive plus à raisonner. Qu’on sait qu’on n’a plus de carburant pour sauver son entreprise. C’est le moment où j’ai dit stop. J’en peux plus. Mon corps n’en peut plus, mon esprit n’en peut plus des soucis, du banquier qui appelle car le compte est dans le rouge, des charges qui s’accumulent. L’échec est ce moment ultime où tout s’arrête, où tout doit être liquidé.

Je me suis reconnue dans ces chefs d’entreprise qui nous racontaient leur parcours sur scène. Et j’étais attentive à savoir comment ils s’en étaient sortis car moi-même je m’en suis sortie. Et je pense aussi qu’après coup, que l’échec est aussi une expérience gratifiante et valorisante quand on arrive à remonter la pente. Mais j’y reviendrai plus tard.

A ce moment de la conférence, le journaliste cherchait à débusquer le comment faire pour s’en sortir.

La première chose à retrouver quand on perd notre estime et notre confiance en soi, est de retrouver la croyance qu’on est capable. Oui faire ressurgir en nous, de croire en nous et en nos actions. La fermeture d’une entreprise n’est pas nous, notre être ultime. C’est une épreuve, une expérience mais cet échec n’est pas notre être intérieur. Le problème de l’échec en France, c’est qu’on confond l’entreprise et le chef d’entreprise. Quand on crée son entreprise, on pense qu’elle est nous. Mais ce n’est pas vrai. Elle ne définit pas notre valeur intrinsèque. Elle est une action, une conséquence de notre être mais n’est pas notre être. Donc il s’agit de bien distinguer les deux choses et de retrouver notre croyance qu’on est capable de créer à nouveau. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire.

Donc deuxième chose, il faut aller de l’avant, avoir de nouveaux projets. Quoi de mieux pour digérer un échec que de se lancer dans de nouveaux projets, dans une nouvelle action ? Personnellement je me suis recentrée sur mon entreprise de Savigny et quand j’ai eu digéré mon deuil, je me suis posée pour réfléchir à de nouveaux projets. De quoi j’avais envie maintenant ? De quoi suis-je capable ? Pour trouver la réponse à cette question, j’ai fait un bilan pour réfléchir à toutes mes compétences. Et c’est justement ce qui convient de faire. L’idée est de faire réémerger les compétences de l’entrepreneur.

Se réapproprier son histoire et ses compétences est la planche de salut quand on traverse un échec. Et grâce au nouveau projet, on sort de la culpabilité du passé et de l’échec pour se focaliser sur la construction de son avenir. On sait ce qu’on veut mais surtout ce qu’on ne veut plus faire.

Tous les intervenants étaient unanimes pour dire que le soutien de l’entourage est primordial quand on se sent coupable. La culpabilité est un effet de honte. On n’a plus qu’une idée c’est se cacher des autres, ne plus sortir. Mais c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire. D’où l’importance de se faire aider.

Puis commença la deuxième partie de la conférence où Quentin Périnel recevait deux intervenants remarquables, Mercedes Erra et Thierry Marx.

Cela a été un festival de bons mots et de réflexion intense. Je me permets de vous donner les phrases qui ont été les plus percutantes pour moi.

Thierry Marx a parlé de son parcours scolaire qui a été un échec. Pour lui l’école apprend pour faire et comme lui ne voyait pas l’intérêt, n’apprenait pas. Ce sont l’ordre des Compagnons qui lui a fait faire pour apprendre, et il a enfin compris.

Pour son grand-père, il n’y a que la mort qui est irréversible. Donc s’il vivait un échec, il se disait qu’il n’était pas mort, donc il pouvait toujours se relever.

Pour lui, c’est le projet qui fait relever la tête, c’est le projet qui permet de ne pas subir l’échec. Il faut savoir lâcher la main du passé. Il ne faut pas chercher de responsable, mais juste lâcher prise à ses problèmes. Pour passer outre, trois mots:

  1. Rigueur
  2. Engagement
  3. Régularité

C’est cette énergie là qu’il faut retrouver.

Pour Mercedes Erra, l’échec n’est vraiment un échec que si on le décide. C’est la vision qu’on a d’une expérience qui fait qu’elle devient un échec. Elle parle d’épreuves, de pépins, mais jamais d’échecs pour elle. Plus on prend des claques, plus on avance et plus on a d’expériences intéressantes. L’échec est un mot pour ceux qui pensent qui sont victimes dans leur vie. Mais par ailleurs, il convient de rester humble. Quand on réussit dans la vie, toujours se dire qu’on a de la chance. Se dire qu’on a de la chance permet de calmer l’ego et de ne pas prendre la grosse tête. La vie, pour elle, est une question d’opportunités et de rencontres.

Le talent dans la vie, c’est de prendre des risques. Car si on veut une vie où l’on ne fait pas d’erreurs, où l’on veut être à 100% sûrs de ce que l’on fait, alors c’est là qu’on perd. Le risque est la possibilité de réussir. Ne rien faire est l’assurance d’échouer.

Si on veut un vrai projet de vie ;  la vraie force, c’est d’y croire ….. et de risquer oser le faire …..

Et je pense que cette phrase de conclusion résume à elle seule ce formidable moment passé mercredi .