Comment réussir à ne plus grignoter (Partie 1)

Repérer et gérer ses compulsions alimentaires

Dans cet article, nous vous parlons du grignotage avec Nathalie Dewez, qui nous parle de son expérience personnelle et nous partage ce qu’elle en a tiré. Vous souhaitez visionner la Zmip, cliquez ici.

Nathalie est designeuse d’idée et aide les entrepreneurs à trouver leur potentiel et s’orienter vers ce qu’ils aiment faire pour développer au mieux leur société. S’étant fait réduire l’estomac à cause de son obésité, elle a dû apprendre à gérer ses compulsions alimentaires et réapplique ces leçons dans son quotidien à présent.

Elle répond à nos questions pour apporter des réponses à toutes les femmes qui ne savent pas comment sortir de l’engrenage du grignotage. Comme le sujet est vaste, nous ferons deux article sur ce thème.

Comment minimiser les risques de compulsions alimentaires ?

Pour pouvoir arrêter de grignoter, il faut tout d’abord savoir identifier vos compulsions alimentaires de la faim en elle-même, pour ensuite établir des stratégies pour les éviter au maximum. Pour cela, vous pouvez procéder de différentes manières. Pour savoir si vous avez vraiment faim, vous pouvez boire de l’eau. Lorsque vous buvez quelque chose, votre faim diminue pendant quelques temps. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez en conclure que vous n’avez pas vraiment et que c’est une compulsion alimentaire.

Pour diminuer le risque de crises, je vous conseille de manger lorsque vous avez faim. Il est habituel de faire trois repas par jours à horaires bien définis mais cela n’est pas forcément ce dont vous avez besoin. Pour certains, manger trois fois dans la journée n’est pas nécessaire. Certains ne se nourriront que deux, d’autres quatre fois. Il est question ici d’écouter votre corps et de lui donner à manger à l’heure où il en a besoin. Si vous vivez avec votre famille, vous pourriez avoir du mal : vous avez tout simplement le droit de ne pas manger en même temps. Installez-vous à table avec votre famille et mangez quand la faim se montrera.

La quantité de nourriture que vous consommez dans un repas pourrait également être évaluée. Peut-être mangez-vous en trop grande quantité et n’êtes pas dans l’écoute de vos besoins.

L’objectif ici, est de prendre conscience de ce que vous mangez, et de ce que vous dit votre corps. Prendre le temps de se nourrir en conscience, savourer vos repas, ne pas vous restreindre et faire des repas équilibrés pourra vous aider à être pleinement satisfait de ce que vous avez mangé et donc, à ne pas avoir envie de grignoter.

Le mot d’ordre de vos repas est PLAISIR. Si vous cuisinez des plats que vous aimez, qui vous font plaisir, vous serez moins frustré. De la salade et du fromage blanc, c’est un repas diète mais où est la satisfaction dans tout ça ? Si votre cerveau est frustré, vous aurez plus envie de grignoter dans la journée. Nous vous conseillons également d’éviter les produits dits « à 0% ». Lorsque vous les mangez, vous ingérez ce qu’il vous faut mais votre cerveau voit 0, donc en conclut qu’il y a un manque.

En résumé, faites-vous plaisir et votre corps vous remerciera.

Comment gérer les compulsions alimentaires ?

Une fois les crises identifiées et détectées, vient le problème de les gérer. Eh oui, comment ne pas craquer une fois que cette idée s’est insinuée tout au fond de votre tête ?

Vous allez tout d’abord pouvoir essayer de vous occuper. L’essentiel est que votre esprit se concentre sur autre chose que votre envie de manger. Une activité manuelle, une passion, une nouvelle activité peuvent vous aider à vous plonger dans autre chose et à vous détourner de cette pensée. Le temps va filer très vite et vous oublierez cette fringale.

Vous pouvez aussi jouer. Essayez de retrouver votre âme d’enfant pendant un instant, en faisant une activité qui vous amuse, vous fait rire. Si vous êtes en famille, vous pouvez très bien faire un jeu de société, ou tout simplement jouer avec vos enfants. Sinon, faites quelque chose qui vous fait plaisir, comme par exemple peindre ou regarder des vidéos drôles…

Boire peut aussi vous aider à calmer votre envie. Préparez-vous une petite tasse de thé, de café, d’un breuvage que vous appréciez, et prenez le temps de le déguster. Sentez son odeur, trempez-y vos lèvres et buvez de petites gorgées. L’idée est de faire de ce moment, un temps de bien-être pour vous.

Vous pouvez aussi vous brosser les dents. Ce geste simple peut se révéler très efficace car il symbolise pour votre cerveau la fin du repas et même la fin de la journée. Vous créerez donc une sorte de barrière qui vous empêchera de manger et de vous resalir les dents. Vous avez aussi une halène fraîche et mentholée, ce qui est plutôt agréable non ?

Essayez de repérer les moments récurrents, les périodes où vous faites souvent des crises. Vous aurez la possibilité d’identifier leurs origines et peut-être même arriverez-vous à trouver une solution pour les gérer.

Si vous avez vraiment très envie et que vous avez peur de craquer, vous pouvez vous visualiser en train de manger. Imaginez-vous en train de toucher la nourriture, de la sentir, mobilisez tous vos sens : le cerveau ne fait pas la différence entre le réel et l’imaginaire.

Enfin, une chose importante que vous pouvez faire : extérioriser vos émotions ! Avec les activités données précédemment, avec des proches à qui vous pouvez parler, avec la musique, le dessin, le sport, la danse, la méditation, EXTERIORISEZ. C’est en laissant sortir vos émotions que vous pourrez y voir plus clair et lâcher prise. Votre stress en sera diminué et vos envies de manger aussi. Ne tassez pas vos émotions avec la nourriture, laissez-les vivre.

En résumé, votre corps et votre esprit vous parlent, en les écoutant, vous aurez une meilleure compréhension de vous-même et apprendrez à vous respecter.

Un grand merci à Nathalie Dewez pour ces premiers conseils. Si vous souhaitez découvrir ce que propose Nathalie, rendez-vous sur son site.

Texte rédigé par Yuna Cambessédès