La ménopause est un sujet rarement mis en lumière, et pourtant il touche toutes les femmes. Et je suis persuadée que nos instituts sont les meilleurs endroits pour accompagner les femmes dans cette période de leur vie. C’est pour cela que je vous organise, pour vous esthéticiennes et esthéticiens qui déchirez, un colloque de 2 jours et demi uniquement axé autour de la ménopause, de ses symptômes, mais aussi autour des soins spécifiques et des cures adaptées que nous pouvons proposer à nos clientes.

Pourquoi traiter le sujet de la ménopause en particulier ?

Tout simplement parce que je suis récemment rentrée dans cette période magnifique et challengeante qu’est la préménopause. Et j’y ai découvert avec surprise, et parfois effroi, à quel point ce sujet est tabou et lié à des monceaux d’idées reçues venant d’âges d’antédiluviens.

Vous voulez des exemples ? Mon frère qui en apprenant que j’entrais dans cette période, s’exclame que maintenant je suis une vieille femme, plus « bonne à rien » …. J’ai cru entendre mon grand-père ! Ou un ami travaillant dans la communication et le graphisme qui se demande « comment faire une belle communication sur les vieilles peaux ! » …

J’avoue avoir été assez sidérée par ces commentaires qui sont sortis spontanément sans réfléchir (et sans aucune intention de blesser, juste par naïveté). En parlent un peu avec eux, cela reflétait juste de la non-connaissance qu’ils avaient de cette phase de nos vies. Pour eux une femme ménopausée était forcément une femme octogénaire, ridée, percluse de rhumatisme ….

La première idée à faire évoluer est que la femme ménopausée est une femme active, une femme de son temps qui a encore de nombreuses et belles années à vivre.

Revenons deux minutes aux statistiques démographiques fournies par l’INED (Institut national des données démographiques). En France, « la durée de vie moyenne a plus que triplé en deux siècles passant de 25 ans en 1740 à plus de 80 ans aujourd’hui » (Source INED). Mais le bond le plus important s’effectue depuis les années 1950-1960 où la femme commence à atteindre 70 ans d’espérance de vie. Aujourd’hui, en 2022, l’espérance de vie des femmes est de 85.3 ans en France.

En un demi-siècle, les français ont gagné plus d’une génération d’espérance de vie et à l’heure actuelle, près de 40% ont plus de 50 ans (Source INSEE)! Et ces femmes vivent toutes, cette période de transformation appelée ménopause. Quand j’avais mon centre de soins, d’ailleurs c’étaient mes clientes les plus assidues.

Pourquoi est-il important de comprendre ce qu’entraîne cette période ? Premièrement parce qu’elle est mal comprise. Je vous ai donné deux exemples qui prêtent à sourire, mais Éric, mon conjoint, que beaucoup connaissent, a parlé de notre projet lors d’une réunion de travail entre entrepreneurs. Il m’a dit être consterné par la maladresse des hommes de la salle qui ont essayé de se saisir de la question en se demandant s’il y avait un marché ou si toutes les femmes étaient conscientes de ce « problème »… Mais le comportement des femmes présentes étaient aussi interpelant : aucune n’a pris réellement part à la conversation, se contentant de détourner le regard quand Eric s’adressait à elles ….

Même en ce début d’année 2022, le sujet de la préménopause ou de la ménopause reste un sujet délicat à aborder en public.

La ménopause, une période compliquée pour nos clientes

Le second point à faire évoluer est plus sensible : c’est le rapport des femmes avec cette période de leur vie. Les femmes vivent cette période dans le mal-être, entre les bouffées de chaleurs, les suées nocturnes, les sautes d’humeur, les envies de manger (sucré souvent de préférence), la prise et poids, et je passe encore multiples dérèglements qui se présentent. Elles se sentent souvent démunies, sans informations. A cause de ce tabou autour des symptômes, à cause du mal-être qu’ils génèrent, de trop nombreuses femmes se sentent honteuses de ce qu’elles vivent, voir pire, culpabilisent de ne pas réussir à « dompter », « maîtriser » leur corps. Et la gestion des sautes d’humeur lors de réunions professionnelles est un calvaire pour certaines. Devoir se cacher est pire.

Ce que peu savent, c’est que vivre dans le bien-être et la joie sa ménopause et sa pré-ménopause est possible. Mais à qui en parler ? Les médecins traditionnels sont là pour soigner et comme la grossesse, la ménopause n’est pas une maladie. Les médecines alternatives peuvent être une solution mais si on ne connait pas, on n’aura pas l’idée d’aller chercher de ce côté-là. Le gynécologue (même si cela est en train de changer) va généralement parler de prise d’hormones pour essayer de cacher les différents symptômes, en parlant rarement des effets secondaires désagréables que cette médication implique. Il n’y a qu’à attendre que cela se passe en courbant le dos.

L’évolution de la durée de vie nous amène face à ce nouvel état de fait : au siècle dernier, peu de femmes atteignaient un âge où la ménopause pouvait survenir. Mais aujourd’hui, une femme passera près de la moitié de sa vie en étant ménopausée. L’espérance de vie de la femme est de 85.3 ans, la ménopause arrive en moyenne à 52 ans et la pré-ménopause dure entre 2 et 10 ans. Faites le calcul… Un peu moins de 40 ans. Dire que notre vie est finie quand on arrive à ce stade est complètement dépassé mon cher frêre 😊 !

Le défi de ce siècle : 40 ans ménopausée et en énergie haute !

Le nouveau défi que nous avons à nous approprier est d’apprendre à assumer ce nouveau statut de la femme du XXIème siècle, encore resplendissante mais, ne le nions pas, avec des carences, des besoins qui sont différents de la femme réglée.

Comment faire évoluer les aprioris, les idées reçues, les croyances vis-à-vis de cette période ? Nous devons sortir des anciens paradigmes où la femme était « has-been » quand elle atteignait sa ménopause, où elle était proche de la mort, où elle n’était plus bonne à enfanter.

Je suis persuadée que ce travail d’accompagnement fait partie des nouvelles missions des esthéticiens et esthéticiennes d’aujourd’hui. Nos métiers de l’esthétique sont en pleine mutation. Il est loin le temps où l’esthéticienne effectuait uniquement des épilations et des soins du visage ! Aujourd’hui, dans nos instituts, en plus de ces soins traditionnels, nous parlons prévention, anticipation de l’avenir, accompagnement de notre clientèle qui souhaite bien vieillir.

Un de nos challenges va être d’apporter des solutions concrètes à ces femmes (que nous serons nous aussi un jour) pour prendre soin de leur peau, de leur musculature, de leur bien-être. Et oui, c’est une population à chouchouter. 42% des femmes françaises sont dans cette période de leur vie. Et elles ne veulent pas paraître vieilles, ni has-been.

Et oui, nous avons voulu montrer que même ce sujet peut être pris avec légèreté 🙂

Je me souviens d’une cliente qui faisait des soins minceur et anti-âge dans mon centre. Elle avait 81 ans quand il lui est arrivé cette histoire. Elle avait une petite maison en location et c’était une dame de son âge qui la louait. Malheureusement la dame a du être placé car elle avait une maladie. Elle a donc vu le vendeur de l’agence qui lui a parlé de son ancienne locataire en dénigrant la vieillesse, en parlant de « cette vieille femme ». Je me souviendrais toujours de la colère et du mécontentement que cela avait engendré chez ma cliente. Elle avait le même âge que sa locataire mais comme elle s’entretenait, elle n’avait pas l’air d’avoir le même âge !

 Je suis persuadée d’ailleurs que cet homme de l’agence immobilière n’a même pas perçu ce qu’il faisait. Effectivement ma cliente avait mis en place tout un accompagnement pour s’entretenir et bien vivre sa période de ménopause, et cela avait un réel résultat.

Vous allez me dire que ce n’est pas notre rôle de parler prévention, d’apporter des soins qui permettent de s’entretenir, de rester jeune. Et bien si ! Je parlais justement à mon médecin ostéopathe la semaine dernière de mon projet de faire ce séminaire de 2 jours et demi consacré exclusivement à l’accompagnement de la femme ménopausée. Et voici ce qu’elle me répondit : « C’est une excellente idée car actuellement les médecins traditionnels ne prennent plus le temps de traiter les effets secondaires, ni d’écouter les patients. Ils sont dans une logique de rapidité un symptôme, un traitement. Vous dans vos centres d’esthétiques, vous prenez le temps d’accueillir, d’écouter, de faire des prestations qui prennent soin des personnes qui viennent vous voir. Savoir accompagner cette période mal comprise et mal vue est primordiale dans notre société qui pousse toujours à aller vite et occulter les problèmes ».

Votre institut : un espace bienveillant pour apporter des solutions

Oui apporter des solutions et avant les solutions, une écoute, des conseils appropriés à nos clientes qui vivent cette période avec des idées reçues, ou avec défaitisme (« car il n’y a rien à faire ») est un des projets forts des prochaines années.

Oui notre métier plonge dans une mutation sans précédent. Le public change, nos clientes vivent de plus en plus longtemps. A 60 ans, 70 ans, et même au-delà, les femmes veulent se sentir bien dans leurs peaux, pleines d’énergie et ne pas se sentir vieille et décatie. Et je souhaite que ces clientes vivent ces années supplémentaires dans la joie, le bien-être et avec toute leur énergie pour se créer une vie qui les inspire et qui inspire leurs enfants et leurs petits-enfants. L’esthéticienne et la neuro-esthéticienne sont là pour les accompagner dans ce mieux-être.

Et pour accompagner au mieux ces clientes de plus en plus nombreuses, il faut que nous esthéticiennes et esthéticiens allions au-delà des tabous de notre société et apprenions à parler de cette étape de vie, que nous comprenions ce qui joue dans le corps de nos clientes, et comment nous pouvons les accompagner dans ce changement tout en douceur. Pour cela, nous devons développer nos compétences, aller chercher les connaissances auprès des chercheurs, médecins et nous approprier ce savoir, le remodeler pour en créer des soins bienveillants et dans l’empathie comme nous sommes les seules à savoir les offrir.

Voilà pourquoi du 7 au 9 octobre 2022, Physiobell’ crée pour vous le premier séminaire consacré à l’accompagnement de la ménopause. L’objectif est que vous développiez une vision à 360° sur ce sujet qui est un des sujets phare des prochaines années dans vos centres d’esthétique.

Si vous voulez en savoir plus sur le colloque, nous vous invitons à visiter le site dédié colloque.physiobell.fr ou de vous inscrire ci-dessous pour être sur de recevoir les prochaines informations à son sujet !

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